Retraite 2026 de l’Équipe pays des Nations Unies : renforcer l’impact collectif au service du Sénégal
L'Equipe pays ONU Sénégal a tenu sa retraite annuelle 2026 à Saly afin de renforcer l’action collective, la cohérence et l’impact du système des Nations Unies.
Mbour, Sénégal – Du 21 au 24 avril 2026, l’Équipe pays des Nations Unies au Sénégal (UNCT) a tenu sa retraite annuelle à Saly. Cette rencontre stratégique a marqué une étape déterminante dans le repositionnement collectif du Système des Nations Unies (SNU) afin de renforcer la cohérence et l’impact de son action au service des priorités nationales de développement.
Un contexte exigeant appelant à des choix clairs
La retraite s’est déroulée dans un contexte national et international marqué par de fortes contraintes : pressions macroéconomiques, attentes sociales élevées, mais aussi accélération des réformes au sein du système des Nations Unies. Face à ces dynamiques, l’UNCT a engagé une réflexion approfondie sur sa valeur ajoutée spécifique et sur la nécessité de passer d’une logique de dispersion des interventions à une action collective recentrée et lisible.
Alignée sur l’Agenda Sénégal 2050, la Stratégie nationale de développement 2025–2029 et le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2024–2028, la retraite avait pour objectif de positionner le SNU comme un partenaire stratégique de transformation, capable d’apporter des solutions intégrées, catalytiques et mesurables.
Comme l’a souligné la Coordonnatrice Résidente des Nations Unies, Mme Aminata Maiga : « Cette retraite marque un tournant important pour le Système des Nations Unies au Sénégal. Dans un contexte de fortes attentes et de ressources contraintes, nous avons fait le choix de la clarté, de la concentration et de l’impact collectif. Notre responsabilité est de démontrer, par des résultats concrets, la valeur ajoutée d’une action unie et alignée sur les priorités du Sénégal. »
« Moins mais mieux » : un principe directeur partagé
Au terme des échanges, l’UNCT a adopté le principe du « moins mais mieux » comme cadre commun d’action. Ce choix stratégique traduit la volonté de concentrer les efforts et les ressources sur un nombre limité d’actions à fort impact, tout en renforçant la complémentarité inter-agences et la redevabilité collective.
Trois priorités programmatiques communes ont ainsi été validées comme socle de référence pour les futures interventions conjointes :
- L’emploi des jeunes et la transformation économique,
- L’accès équitable aux services sociaux de base,
- La transition écologique (énergie et systèmes alimentaires)
Ces priorités sont soutenues par des leviers transversaux essentiels, notamment le financement du développement durable, la digitalisation, les droits humains, l’égalité de genre et l’inclusion sociale, conformément au principe de « Ne laisser personne de côté ».
Dans cet esprit, les représentants des agences ont insisté sur la nécessité de dépasser les silos institutionnels. Pour Jacques Boyer (UNICEF): « La valeur ajoutée des Nations Unies réside dans notre capacité à unir nos expertises, à dépasser les silos et à parler d’une seule voix. Cette retraite a renforcé notre engagement à agir ensemble, de manière cohérente et complémentaire, au service des populations et des priorités nationales. »
Des orientations programmatiques concrètes
Les travaux et sessions d’échanges ont permis de dégager des orientations opérationnelles claires.
En matière d’emploi des jeunes, l’UNCT s’est accordée sur la nécessité d’une approche intégrée, allant au-delà de la seule création d’emplois, pour promouvoir une insertion professionnelle durable. Les axes privilégiés portent sur le développement de l’entrepreneuriat et du secteur privé, l’amélioration de l’employabilité et des compétences adaptées aux besoins du marché, la structuration et la formalisation de l’économie, ainsi que la promotion du travail décent et des emplois verts.
Concernant l’accès aux services sociaux de base, l’accent a été mis sur la réduction des inégalités territoriales, avec une attention particulière aux zones de vulnérabilité. L’approche retenue combine un plaidoyer normatif pour le renforcement des cadres institutionnels, des interventions opérationnelles intégrées pour améliorer la disponibilité, la qualité et l’utilisation des services, ainsi que des projets territorialisés à fort impact, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la nutrition et de l’inclusion sociale.
Enfin, la transition écologique, et en particulier la transition énergétique, a été reconnue comme un levier transversal de développement. L’UNCT entend promouvoir un accès équitable à une énergie propre et abordable, notamment à travers l’intégration de solutions durables dans les infrastructures sociales, tout en soutenant la création d’emplois verts et la résilience des territoires.
À ce titre, Matteo Marchisio (FIDA) a rappelé que : « Les échanges ont confirmé que l’impact à grande échelle ne peut être atteint que par une action collective, alignée et ancrée dans des partenariats solides. En misant sur la collaboration inter-agences et sur des approches intégrées, l’UNCT se donne les moyens de transformer durablement les territoires. »
Des engagements collectifs tournés vers l’action
La retraite s’est conclue par l’adoption d’une note d’engagement collective, traduisant la volonté de l’UNCT de transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes. Les prochaines étapes incluent la transmission des priorités aux Groupes de Résultats des Nations Unies, l’élaboration de programmes conjoints structurants, et un suivi renforcé, en étroite concertation avec le Gouvernement du Sénégal et les partenaires nationaux.
À travers cette retraite, l’UNCT Sénégal réaffirme son ambition de travailler de manière plus intégrée, plus stratégique et plus orientée résultats, au service d’un développement inclusif, résilient et durable, en phase avec les priorités et les ambitions du Sénégal.