Communiqué de presse

L’UNICEF et l’ONG Save the Children partagent leurs recommandations avec le nouveau Gouvernement du Sénégal sur les conséquences de la pandémie de la COVID-19 sur les enfants.

06 novembre 2020

UNICEF et Save the Children ont lancé aujourd’hui une note conjointe d’analyse de « l’impact de la crise de la COVID-19 sur les enfants au Sénégal » afin de contribuer aux réflexions et actions sur une relance socio-économique intégrant les besoins des enfants les plus vulnérables, de leurs familles et de leurs communautés.

La Note analyse l’impact de la crise sanitaire et économique sur les enfants. Elle reconnait les progrès déjà réalisés pour le respect de leurs droits, et dégage des pistes pour atténuer les conséquences socio-économiques. En effet, la pandémie a engendré : (i) une aggravation de la pauvreté et de la vulnérabilité des enfants, due aux pertes de revenus des ménages, et à la hausse des prix des denrées de première nécessité ; (ii) une baisse de la disponibilité et de l’utilisation des services de santé notamment pour les femmes, les enfants et adolescents ; (iii) l’accès inéquitable aux mécanismes d’apprentissage à distance dû à la fracture numérique entre ménages pauvres et riches, et les ménages vivant en milieu rural et milieu urbain ; (iv) une augmentation des risques liés aux violences, abus et exclusion, en particulier des filles.

Selon Silvia Danailov, Représentante de l’UNICEF au Sénégal : « L’impact de la COVID-19 constitue une réelle menace sur les progrès réalisés au Senegal en faveur des droits des enfants. Nous saluons les efforts de l’Etat du Sénégal et de tous les acteurs oeuvrant pour l’assistance et la protection des enfants les plus vulnérables. Nous espérons que nos analyses et initiatives pourront contribuer à soutenir la mise en oeuvre des actions déjà identifiées dans le cadre du Plan d’Actions Prioritaires Ajusté et Accéléré (PAP 2A) ».

Dans leur note conjointe, UNICEF et Save the Children présentent une série de mesures adaptées visant les enfants les plus vulnérables :

  •  L’augmentation des budgets des secteurs sociaux afin de se rapprocher des normes internationales, particulièrement ceux des secteurs de la Santé pour atteindre les 15 % fixée par la Déclaration d’Abuja et de la Protection de l’enfant jusqu’aux 3% fixée par la CEDEAO.
  • Le renforcement de la continuité des services de santé pour éviter de mettre en danger les progrès enregistrés, par exemple, en matière d’utilisation des services de vaccination ou de baisse de la mortalité néonatale, infanto-juvénile et maternelle.
  • La mise en application d’actions concrètes et définitives pour mettre fin à l’exploitation et à la mendicité forcée des enfants, ainsi qu’une plus grande allocation de ressources au secteur de la protection de l’enfant.
  • Un soutien pédagogique renforcé pour les élèves, en particulier les filles, qui n’ont pas pu bénéficier des dispositifs d’apprentissage à distance. Une attention particulière pour les élèves en difficulté scolaire et le renforcement de la prise en charge des enfants et jeunes non scolarisés ou déscolarisés.
  • L’extension du Registre National Unique aux nouveaux groupes vulnérables composés en majorité d’enfants en vue de développer des mesures de protection sociale adaptées.
  • La participation des enfants, adolescents et jeunes aux prises de décisions, ainsi qu’à la formulation et mise en oeuvre d’initiatives innovantes, afin d’atténuer l’impact de la crise.

Kenneth Rhodes, Directeur pays de Save the Children a indiqué pour sa part que : « Les enfants sont surtout touchés par les effets cachés de la pandémie. La perturbation du mode de vie, la perte de revenus et la fermeture prolongée des écoles ont des répercussions qui risquent de ramener en arrière les progrès réalisés depuis plusieurs années, surtout pour les filles. Il est évident que personne ne dispose de toutes les réponses pour la gestion de cette crise mondiale et de ses conséquences. Il en va donc de notre responsabilité collective de concilier relance économique et développement social ».

Depuis le début de la pandémie, UNICEF et Save the Children se sont mobilisés pour accompagner les autorités de l’Etat à différents niveaux dans la mise en oeuvre de la stratégie de réponse à la crise à travers la reprogrammation de leurs interventions et la mobilisation de nouvelles ressources. Les deux organisations travaillent au Sénégal depuis de nombreuses années déjà. Investir dans les communautés et les familles, ensemble et en faveur des enfants et des jeunes, c’est un pas en avant pour atténuer l'impact de la crise et renforcer l’espoir d’un monde meilleur pour toutes les filles et tous les garçons du Sénégal.

 

Téléchargez la note d'analyse sur l'impact de la crise Covid-19  sur les enfants au Sénégal

 

Contacts médias :

Pour UNICEF : Moussa DIOP, Spécialiste de la Communication, Tel : 77 644 33 22, mail : modiop@unicef.org

Pour Save the Children : Anta Ndiaye, Chargée de communication, Save the Children International Sénégal, 77 755 87 72, Anta.Ndiaye@savethechildren.org

L’UNICEF et l’ONG Save the Children partagent leurs recommandations avec le nouveau Gouvernement du Sénégal sur les conséquences de la pandémie de la COVID-19 sur les enfants.

Moussa DIOP

Moussa Diop

UNICEF
Chargé de la communication

Entités des Nations Unies impliquées dans cette initiative

UNICEF
Fonds des Nations Unies pour l'enfance

Objectifs poursuivis à travers cette initiative