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01 mai 2026
Vers un partenariat renouvelé : le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération et le Système des Nations Unies au Sénégal renforcent leur dialogue stratégique
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01 mai 2026
Retraite 2026 de l’Équipe pays des Nations Unies : renforcer l’impact collectif au service du Sénégal
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29 avril 2026
Le prochain grand bond du Sénégal pour les femmes et les filles : Droits, justice, action
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Les objectifs de développement durable au Sénégal
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Sénégal:
Histoire
01 mai 2026
Vers un partenariat renouvelé : le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération et le Système des Nations Unies au Sénégal renforcent leur dialogue stratégique
Dakar, Sénégal – Dans un contexte marqué par une ambition accrue de transformation structurelle de l’économie nationale, Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, M. Abdourahmane Sarr, a présidé une réunion de dialogue stratégique avec le Système des Nations Unies (SNU) au Sénégal, conduite par la Coordonnatrice résidente, Mme Aminata Maiga, et les représentants des agences, fonds et programmes des Nations Unies présents dans le pays.Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de renforcement du partenariat stratégique entre le Gouvernement du Sénégal et les Nations Unies, autour des enjeux d’investissement public, de financement du développement et de transformation économique durable.Un contexte de réformes et de transformation systémique Le Sénégal est engagé dans une nouvelle phase de son développement, portée par l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et traduite opérationnellement à travers la Stratégie nationale de Développement (SND 2025‑2029). Cette orientation stratégique s’accompagne d’un nouveau processus de maturation et de priorisation des projets d’investissement public, visant à améliorer la qualité de la dépense publique, renforcer l’impact socio‑économique des investissements et optimiser l’allocation des ressources, notamment à travers les partenariats public‑privé.Par ailleurs, le Gouvernement a engagé des réformes structurantes majeures, parmi lesquelles l’élaboration de Lettres de Politique sectorielle, la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement du secteur privé et de Promotion de l’Investissement (SNDSPI), ainsi qu’une stratégie de coopération économique et financière en cours de finalisation.Le repositionnement du Système des Nations Unies Dans ce contexte national renouvelé, le Système des Nations Unies au Sénégal poursuit son propre repositionnement stratégique, en cohérence avec les réformes engagées par le Secrétaire général des Nations Unies. Le SNU entend consolider son rôle de conseiller stratégique en amont des politiques publiques, de facilitateur de partenariats multi‑acteurs et de catalyseur de programmes intégrés à fort impact, dans le cadre d’une approche renforcée One UN.À travers le Bureau de la Coordinatrice résidente et l’Équipe pays (UNCT), le SNU se positionne comme un partenaire clé du Gouvernement, capable de mobiliser une expertise technique diversifiée et d’accompagner la transformation des priorités nationales en programmes structurants et finançables.Une rencontre pour un alignement stratégique renforcéLes échanges entre le Ministre et les Chefs d’Agence du SNU ont porté sur l’alignement de la coopération avec les priorités de la SND 2025‑2029, la clarification des attentes du Gouvernement vis‑à‑vis du SNU, ainsi que la définition d’un cadre de collaboration renouvelé, plus efficace et orienté vers les résultats.La Coordinatrice résidente a rappelé le positionnement du SNU comme partenaire stratégique neutre du Gouvernement. Les agences des Nations Unies ont présenté leurs avantages comparatifs et les initiatives en cours dans des domaines clés tels que l’industrialisation, la digitalisation, la santé, l’éducation, l’autonomisation des femmes, la sécurité alimentaire et la mobilisation du secteur privé et de la diaspora.Des résultats à fort impact et des engagements concrets À l’issue de cette rencontre stratégique, les échanges ont permis de converger vers une vision partagée d’un partenariat renforcé, plus stratégique et davantage orienté vers les résultats, pleinement aligné sur les priorités nationales. Le Ministre a mis en exergue les défis liés à la qualité de la dépense publique, à la maturation et à la bancabilité des projets, ainsi qu’à la capacité d’absorption des financements disponibles, dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires fortes et un volume important de prêts concessionnels non décaissés.Les attentes du MEPC vis‑à‑vis du SNU portent notamment sur l’appui à la maturation des projets et à la définition d’indicateurs de performance, la promotion de mécanismes de financement basés sur les résultats, la conduite d’audits sectoriels pour lever les freins à l’investissement privé et le renforcement des partenariats public‑privé, ainsi que l’accompagnement de la territorialisation des politiques publiques.De son côté, le SNU a réaffirmé son engagement à accompagner ces priorités à travers des programmes intégrés et une coordination renforcée de ses interventions.« Le Système des Nations Unies se tient aux côtés du Gouvernement comme conseiller stratégique et catalyseur de programmes intégrés à fort impact, afin d’accompagner de manière cohérente et alignée la mise en œuvre des priorités de la SND 2025‑2029 », a déclaré la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Sénégal.Les deux parties ont convenu de pérenniser ce dialogue stratégique, de structurer un cadre formalisé de collaboration MEPC‑SNU autour des axes prioritaires identifiés et de préparer, lors d’une prochaine rencontre technique, une feuille de route opérationnelle conjointe, s’appuyant notamment sur les groupes de résultats du SNU. Un échange réciproque de documents stratégiques viendra appuyer cette dynamique.Une étape clé vers un partenariat transformateur Cette rencontre marque une étape importante dans la consolidation d’un partenariat renouvelé entre le Gouvernement du Sénégal et le Système des Nations Unies. En renforçant l’alignement stratégique, la cohérence des interventions et la concentration des ressources sur des programmes à fort impact, cette collaboration entend contribuer de manière significative à la transformation durable de l’économie sénégalaise, au service d’une croissance inclusive, de l’équité sociale et du développement du capital humain.
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01 mai 2026
Retraite 2026 de l’Équipe pays des Nations Unies : renforcer l’impact collectif au service du Sénégal
Mbour, Sénégal – Du 21 au 24 avril 2026, l’Équipe pays des Nations Unies au Sénégal (UNCT) a tenu sa retraite annuelle à Saly. Cette rencontre stratégique a marqué une étape déterminante dans le repositionnement collectif du Système des Nations Unies (SNU) afin de renforcer la cohérence et l’impact de son action au service des priorités nationales de développement.Un contexte exigeant appelant à des choix clairsLa retraite s’est déroulée dans un contexte national et international marqué par de fortes contraintes : pressions macroéconomiques, attentes sociales élevées, mais aussi accélération des réformes au sein du système des Nations Unies. Face à ces dynamiques, l’UNCT a engagé une réflexion approfondie sur sa valeur ajoutée spécifique et sur la nécessité de passer d’une logique de dispersion des interventions à une action collective recentrée et lisible.Alignée sur l’Agenda Sénégal 2050, la Stratégie nationale de développement 2025–2029 et le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2024–2028, la retraite avait pour objectif de positionner le SNU comme un partenaire stratégique de transformation, capable d’apporter des solutions intégrées, catalytiques et mesurables.Comme l’a souligné la Coordonnatrice Résidente des Nations Unies, Mme Aminata Maiga : « Cette retraite marque un tournant important pour le Système des Nations Unies au Sénégal. Dans un contexte de fortes attentes et de ressources contraintes, nous avons fait le choix de la clarté, de la concentration et de l’impact collectif. Notre responsabilité est de démontrer, par des résultats concrets, la valeur ajoutée d’une action unie et alignée sur les priorités du Sénégal. » « Moins mais mieux » : un principe directeur partagéAu terme des échanges, l’UNCT a adopté le principe du « moins mais mieux » comme cadre commun d’action. Ce choix stratégique traduit la volonté de concentrer les efforts et les ressources sur un nombre limité d’actions à fort impact, tout en renforçant la complémentarité inter-agences et la redevabilité collective.Trois priorités programmatiques communes ont ainsi été validées comme socle de référence pour les futures interventions conjointes :L’emploi des jeunes et la transformation économique,L’accès équitable aux services sociaux de base,La transition écologique (énergie et systèmes alimentaires)Ces priorités sont soutenues par des leviers transversaux essentiels, notamment le financement du développement durable, la digitalisation, les droits humains, l’égalité de genre et l’inclusion sociale, conformément au principe de « Ne laisser personne de côté ».Dans cet esprit, les représentants des agences ont insisté sur la nécessité de dépasser les silos institutionnels. Pour Jacques Boyer (UNICEF): « La valeur ajoutée des Nations Unies réside dans notre capacité à unir nos expertises, à dépasser les silos et à parler d’une seule voix. Cette retraite a renforcé notre engagement à agir ensemble, de manière cohérente et complémentaire, au service des populations et des priorités nationales. »Des orientations programmatiques concrètes Les travaux et sessions d’échanges ont permis de dégager des orientations opérationnelles claires.En matière d’emploi des jeunes, l’UNCT s’est accordée sur la nécessité d’une approche intégrée, allant au-delà de la seule création d’emplois, pour promouvoir une insertion professionnelle durable. Les axes privilégiés portent sur le développement de l’entrepreneuriat et du secteur privé, l’amélioration de l’employabilité et des compétences adaptées aux besoins du marché, la structuration et la formalisation de l’économie, ainsi que la promotion du travail décent et des emplois verts.Concernant l’accès aux services sociaux de base, l’accent a été mis sur la réduction des inégalités territoriales, avec une attention particulière aux zones de vulnérabilité. L’approche retenue combine un plaidoyer normatif pour le renforcement des cadres institutionnels, des interventions opérationnelles intégrées pour améliorer la disponibilité, la qualité et l’utilisation des services, ainsi que des projets territorialisés à fort impact, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la nutrition et de l’inclusion sociale.Enfin, la transition écologique, et en particulier la transition énergétique, a été reconnue comme un levier transversal de développement. L’UNCT entend promouvoir un accès équitable à une énergie propre et abordable, notamment à travers l’intégration de solutions durables dans les infrastructures sociales, tout en soutenant la création d’emplois verts et la résilience des territoires.À ce titre, Matteo Marchisio (FIDA) a rappelé que : « Les échanges ont confirmé que l’impact à grande échelle ne peut être atteint que par une action collective, alignée et ancrée dans des partenariats solides. En misant sur la collaboration inter-agences et sur des approches intégrées, l’UNCT se donne les moyens de transformer durablement les territoires. » Des engagements collectifs tournés vers l’action La retraite s’est conclue par l’adoption d’une note d’engagement collective, traduisant la volonté de l’UNCT de transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes. Les prochaines étapes incluent la transmission des priorités aux Groupes de Résultats des Nations Unies, l’élaboration de programmes conjoints structurants, et un suivi renforcé, en étroite concertation avec le Gouvernement du Sénégal et les partenaires nationaux.À travers cette retraite, l’UNCT Sénégal réaffirme son ambition de travailler de manière plus intégrée, plus stratégique et plus orientée résultats, au service d’un développement inclusif, résilient et durable, en phase avec les priorités et les ambitions du Sénégal.
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Histoire
14 mars 2026
[Visite officielle] Rencontre stratégique entre l’Irlande et le Système des Nations Unies au Sénégal
Dakar, le 13 mars 2026 – Le Ministre irlandais des Dépenses publiques, des Infrastructures, de la Réforme du service public et de la Numérisation, Jack Chambers T.D., en visite officielle à Dakar dans le cadre du programme mondial de la Saint‑Patrick 2026, a rencontré ce 13 mars le Coordonnateur résident des Nations Unies au Sénégal, Mme Aminata Maiga, ainsi que plusieurs directeurs régionaux et chefs d’agences des Nations Unies bénéficiaires de l’appui de l’Irlande. Il s’agit notamment de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), le FIDA (Fonds international de développement agricole), le PAM (Programme alimentaire mondial), ONU Femmes (Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes) et OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies).Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement du partenariat stratégique entre l’Irlande, le Sénégal et le Système des Nations Unies, dans un contexte marqué par les défis croissants dans la région du Sahel et par les priorités nationales de développement du Sénégal. Les relations entre les deux pays reposent sur une longue tradition de coopération, de valeurs partagées et d’un engagement commun envers le multilatéralisme. Un échange orienté sur les priorités stratégiques régionales et nationalesLa session, organisée à Dakar au Terrou‑bi, a réuni une douzaine de participants et a permis de mettre en lumière les principaux domaines de collaboration entre l’Irlande et les Nations Unies. Les échanges ont particulièrement porté sur le renforcement de la sécurité alimentaire et le développement de systèmes alimentaires durables, l’action climatique et la résilience, l’accélération des progrès en matière d’égalité de genre, ainsi que la réponse humanitaire face aux défis multidimensionnels dans le Sahel.Le Ministre Chambers a réaffirmé l’engagement résolu de l’Irlande envers le multilatéralisme et rappelé que son pays demeure un acteur majeur du développement international, avec plus de 2 milliards d’euros d’aide publique au développement mobilisés en 2026, majoritairement orientés vers l’Afrique.De son côté, Mme Aminata Maiga, Coordonnateur résident de l’ONU au Sénégal, a présenté les défis et opportunités du contexte sénégalais, notamment au regard de la Vision Sénégal 2050 et des priorités nationales en matière de transition écologique, cohésion sociale et capital humain.Dans son allocution, elle a déclaré :« Le Système des Nations Unies au Sénégal est pleinement engagé à soutenir la Vision Sénégal 2050, et le leadership de l’Irlande en matière de climat et de sécurité alimentaire en fait un partenaire naturel dans cette dynamique. » Le rôle actif des agences bénéficiaires de l’appui de l’IrlandeLes agences basées à Rome — la FAO, le PAM et le FIDA — ont mis en avant leur rôle central dans plusieurs domaines structurants pour le Sénégal et la sous‑région. Elles ont notamment souligné leur contribution au renforcement de la sécurité alimentaire, au développement d’une agriculture résiliente, à l’appui au développement rural, ainsi qu’au renforcement de la résilience climatique des communautés, en particulier dans les zones les plus vulnérables. ONU Femmes a insisté sur l’urgence d’accélérer les progrès en matière d’égalité de genre, notamment dans les zones les plus vulnérables, tandis qu’OCHA a partagé une analyse des besoins humanitaires dans le Sahel et les efforts de coordination du système onusien face aux crises multiples.Ces échanges ont permis d’identifier des synergies fortes entre l’aide bilatérale irlandaise et les programmes opérationnels de l’ONU au Sénégal. Visite de projets de la FAO et du FIDADans la continuité de ces discussions, le Ministre Jack Chambers effectuera une visite de terrain de plusieurs projets mis en œuvre par la FAO et le FIDA, deux agences bénéficiant d’un appui direct de l’Irlande.Ces visites se dérouleront en présence des chefs d’agences, et offriront au Ministre l’occasion de constater les progrès des initiatives soutenues par l’Irlande, d’échanger directement avec les communautés bénéficiaires, et d’apprécier de manière concrète l’impact de la coopération en matière de sécurité alimentaire, de développement rural et de résilience climatique.Un partenariat renforcé avec le SénégalAvec l’ouverture de son ambassade à Dakar en 2023 — la première dans un pays francophone d’Afrique de l’Ouest — l’Irlande réaffirme sa volonté de renforcer sa coopération bilatérale et multilatérale dans plusieurs domaines stratégiques. Cet engagement renouvelé se traduit par un appui accru au développement de systèmes alimentaires durables, à l’autonomisation des femmes, à l’inclusion des personnes en situation de handicap, à la promotion de l’emploi des jeunes, ainsi qu’aux efforts d’adaptation climatique.Cette rencontre constitue une étape importante dans l’approfondissement du dialogue stratégique et opérationnel entre l’Irlande, le Système des Nations Unies et le Sénégal.Le Ministre Chambers a conclu :« L’Irlande attache une importance majeure au partenariat avec le Sénégal et le Système des Nations Unies. Ensemble, nous pouvons renforcer la résilience face aux défis climatiques, soutenir la sécurité alimentaire et promouvoir l’égalité de genre dans le Sahel. Notre engagement à travailler aux côtés du Sénégal reste total. »
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30 octobre 2025
L'ONU au Sénégal - Guide rapide
Explorez le Guide Essentiel des Nations Unies au Sénégal
Ce guide rapide met en lumière :Le rôle du Bureau du Coordonnateur résident : garant de la cohérence et de l’efficacité des actions de l’ONU dans le pays.Le Cadre de Coopération des Nations Unies (2024 - 2028) pour le développement durableLes Objectifs de développement durable (ODD) : une feuille de route pour un avenir inclusif et durable.Quelques résultats clés : des avancées concrètes dans des domaines tels que la santé, l’éducation, la gouvernance et la résilience climatique.Téléchargez la brochure pour découvrir comment l’ONU et ses partenaires contribuent à transformer les engagements en actions au Sénégal.
Ce guide rapide met en lumière :Le rôle du Bureau du Coordonnateur résident : garant de la cohérence et de l’efficacité des actions de l’ONU dans le pays.Le Cadre de Coopération des Nations Unies (2024 - 2028) pour le développement durableLes Objectifs de développement durable (ODD) : une feuille de route pour un avenir inclusif et durable.Quelques résultats clés : des avancées concrètes dans des domaines tels que la santé, l’éducation, la gouvernance et la résilience climatique.Téléchargez la brochure pour découvrir comment l’ONU et ses partenaires contribuent à transformer les engagements en actions au Sénégal.
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Publication
31 octobre 2025
En bref… Résultats de l’ONU en 2024 au Sénégal
Cette brochure présente :Les principales réalisations par Objectif de Développement Durable (ODD) : des avancées concrètes dans la santé, l’éducation, l’égalité des genres, la lutte contre le changement climatique et bien plus encore.Le budget dédié au développement et les ressources mobilisées pour soutenir ces actions et accélérer la mise en œuvre des ODD.Téléchargez la brochure pour explorer comment l’ONU et ses partenaires transforment les engagements en résultats tangibles pour un Sénégal inclusif et durable.
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Histoire
29 avril 2026
A Kédougou, le Village de l’Égalité rapproche les droits et la justice des femmes et des filles
Oumou Diallo, jeune activiste de Kédougou, est venue au Village de l’Égalité le 30 mars avec un objectif clair : comprendre ses droits et partager ce qu’elle a appris.Elle en est repartie avec quelque chose qu’elle n’attendait pas.« Le procureur, il a vraiment insisté là-dessus. Tout attouchement qui n’est pas consenti peut être considéré comme un viol. J’ai le droit, c’est mon corps, il m’appartient, j’ai le droit de dire non », a-t-elle raconté. « Ça, ça m’a beaucoup intéressée. »Oumou faisait partie des centaines de femmes et de filles qui ont rempli le Centre de formation professionnelle de Kédougou pour le Village de l’Égalité, une initiative d’une journée du système des Nations Unies au Sénégal offrant des consultations juridiques gratuites, des écoutes confidentielles et des informations sur les droits aux femmes, aux filles et à l’ensemble de la communauté dans la seule région minière du pays.Organisé par ONU Femmes et l’UNFPA avec le soutien d’Affaires mondiales Canada et d’organisations locales de la société civile, l’événement s’est tenu dans le cadre du Mois de la Femme 2026 au Sénégal, sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles. » Il proposait des services d’orientation et un forum thématique sur les droits des femmes et l’accès à la justice, le tout sous un même toit, dans une région où ces services sont souvent hors de portée.L’événement a également rassemblé un large éventail d’acteurs communautaires, notamment des femmes, des filles, des hommes, des jeunes, des chefs de village et de quartier, des autorités locales, des acteurs de la justice, des organisations de la société civile, ainsi que des leaders religieux et traditionnels.La caravane du Village de l’Égalité a désormais fait étape dans trois localités, Ziguinchor, Kolda et Kédougou, en réunissant environ 150 participants à Ziguinchor, environ 300 à Kolda et environ 280 à Kédougou.Une région d’opportunités et de vulnérabilitésKédougou est la seule région minière du Sénégal, abritant des sites d’orpaillage artisanal qui attirent des travailleurs de tout le continent. Plus de 16 nationalités sont présentes sur les sites, et la région accueille plus de 30 000 ressortissants étrangers travaillant dans les zones minières, selon les organisations locales de la société civile.« Les violences basées sur le genre s’accentuent » avec le brassage des cultures, a souligné Aliou Bakhoum, chef d’antenne de l’ONG La Lumière à Kédougou. L’enquête VBG de 2024 a mis en évidence un taux de prévalence de 21,4 pour cent dans la région.C’est dans ce contexte que le Village de l’Égalité a fait de Kédougou sa troisième étape, après Ziguinchor et Kolda.Derrière les guichets de servicesAu coeur de l’événement se trouvaient les prestataires de services qui ont reçu les femmes tout au long de la journée, répondant à des questions que beaucoup n’avaient jamais osé poser.Marième Diarra Traoré, juriste à l’Association des juristes sénégalaises (AJS), dirige la boutique de droits de Kédougou, ouverte en juin 2025. Elle a décrit l’éventail de l’appui disponible : rédaction de plaintes et de mémoires judiciaires, commission d’avocats sans frais, et accès à des fonds pour les certificats médicaux et la prise en charge psychosociale.« C’est une justice de proximité », a-t-elle déclaré. « Dans nos boutiques, nous faisons tout ce qui est aspect juridico-judiciaire. Tout ce qui est rédaction d’actes, que ce soit des requêtes, que ce soit des plaintes, que ce soit des mémoires ou conclusions. Et aussi pour certaines victimes qui ont besoin d’être accompagnées par un avocat, nous les commettons d’office en avocat, sans frais pour elles. »Elle a expliqué que les femmes et les membres de la communauté venus demander conseil avaient soulevé des préoccupations concrètes du quotidien, principalement liées à l’état civil, à l’héritage et à l’accès à la terre, ainsi qu’aux différends successoraux, au mariage, au divorce, à la garde d’enfants et aux violences basées sur le genre.Mais Mme Traoré n’a pas caché les obstacles qui empêchent les femmes de chercher de l’aide. « Bon nombre de femmes qui viennent nous voir pour nous exposer leur situation, elles ont toujours cette peur qui est là derrière. Elles veulent être aidées, mais elles ont peur. Qu’est-ce qu’on va dire ? Qu’est-ce que la famille va dire ? » a-t-elle confié. « Si elle n’est pas consciente qu’elle est un être humain tout comme l’homme, qu’elle a des droits qui doivent être respectés, ce sera très difficile. » Elle a exhorté les femmes de la région à se manifester, soulignant que tous les services sont gratuits, confidentiels et ouverts à tous. « Nous ne jugeons pas. Nous ne faisons que dire le droit, essayer d’orienter les gens. »M. Bakhoum de La Lumière a insisté sur l’importance de connecter les femmes à l’ensemble de la chaîne d’appui. « Tant que les femmes ne comprennent pas ce qui peut les orienter, qui peut les appuyer pour bénéficier de leurs droits, on va rester sur place », a-t-il averti.Il a appelé toutes les composantes de la société – communautés, autorités administratives et locales, leaders religieux et traditionnels, ONG et partenaires techniques et financiers – à prendre leurs responsabilités, soulignant que le manque de dénonciation reste un obstacle majeur et exhortant les communautés à se manifester. « J’ai le droit de dire non »Pour Oumou Diallo, la journée a apporté quelque chose de concret. Elle a appris que des recours juridiques existent, que des structures sont en place pour aider, et que les portes de la justice sont ouvertes.« Ils m’ont donné des endroits où aller, comme la boutique de droits, la maison de justice », a-t-elle déclaré. « Même le procureur nous a dit que ses portes étaient ouvertes, si on avait des questions ou si on avait des problèmes. »Mais ce qu’elle a le plus apprécié, c’est le savoir lui-même – et l’intention de le transmettre. Ayant grandi dans une région profondément ancrée dans les normes traditionnelles, elle a dit être venue pour apprendre et partager avec les autres.« Si je suis réellement venue ici, c’est pour comprendre les droits, aussi pouvoir après partager ce que j’ai acquis ici avec ma famille, mes amis, mes coéquipiers », a-t-elle résumé. « C’est ça l’objectif, c’est d’apprendre et de sortir partager. »Un espace vivant, pas un événement ponctuel Arlette Mvondo, Représentante résidente d’ONU Femmes au Sénégal, a déclaré que l’initiative répondait à une lacune fondamentale : un cadre juridique solide qui reste invisible pour les femmes qu’il est censé protéger.« Il existe un important arsenal juridique au Sénégal lié à la protection des droits des femmes et des filles, mais nous avons constaté à travers des études que nous avons menées qu’il est pratiquement méconnu des femmes et des filles et de la population », a-t-elle déclaré. « D’où la nécessité pour nous de contribuer à travers ce village de l’égalité à la dissémination de cette information, à la dissémination du dispositif juridique pour que les femmes puissent l’utiliser. »Mme Mvondo a ajouté que le Village de l’Égalité reflète une synergie plus large entre partenaires. « Il y a une synergie entre les différents partenaires, que ce soit l’État, que ce soit les organisations de la société civile, que ce soit les partenaires techniques au développement. Cette synergie nous amène à travailler sur la base d’une complémentarité afin d’apporter des réponses concrètes aux différents défis », a-t-elle précisé, notant que des initiatives similaires ont été menées avec plusieurs agences des Nations Unies dans les régions sud du pays.Tracey Hebert-Seck, Représentante résidente de l’UNFPA au Sénégal, a inscrit le moment sous le signe de l’urgence. « En 2026, le temps de promesse est révolu », a-t-elle déclaré. « L’action signifie investir massivement dans l’économie du soin et dans les services essentiels, utiliser l’innovation et le numérique pour briser l’isolement des femmes en zone reculée, et impliquer les hommes et les garçons comme partenaires de ce changement. »« Investir dans une femme, ce n’est pas seulement un acte de justice », a-t-elle ajouté. « C’est l’investissement le plus intelligent qu’une nation puisse faire pour son avenir. Une société ne peut pas progresser en laissant la moitié de sa population de côté. »El Hadj Malick Sémou Diouf, préfet de Kédougou, s’exprimant au nom du Gouverneur, a décrit le Village de l’Égalité comme « une opportunité immédiate et accessible pour les femmes et les filles de Kédougou » et a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les partenaires et à « ne ménager aucun effort pour permettre à ces femmes de s’épanouir. »
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12 mars 2026
Lancement officiel du processus d’Examen Nationale volontaire (ENV/VNR) 2026 du Sénégal
Dakar, le 11 Mars 2026 - Le Sénégal a officiellement lancé, ce 11 mars 2026, le processus d’élaboration de sa troisième Revue nationale volontaire (VNR3) sur les Objectifs de développement durable (ODD). Cette réunion de lancement s'est tenue à la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE), sous la coordination du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) présidée par M. Souleymane Diallo, Directeur général de la Planification et des politiques Economiques (DGPPE/MEPC). Le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies (SNU) était représenté par Mme Sandrine Sandrine A. KOISSY-KPEIN, Economiste du Bureau du Coordonnateur Résident. Pour rappel, le Sénégal présentera son rapport national au Forum politique de haut niveau en juillet 2026 à New York, réaffirmant ainsi son engagement constant envers l’Agenda 2030. Cette réunion de haut niveau procédera à un examen approfondi des ODD 6, 7, 9, 11 et 17 - relatifs respectivement à l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’industrie et l’infrastructure durables, les villes et communautés durables, ainsi qu’aux moyens de mise en œuvre et aux partenariats mondiaux. Elle intervient dans un contexte clé : la première année de mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement (SND 2025–2029), cadre opérationnel de la Vision Sénégal 2050. Cette stratégie place au cœur de l’action publique la transformation structurelle, la cohésion sociale, l’équité territoriale, la transition écologique et le renforcement du capital humain. Souleymane Sow, Coordonnateur de l’Unité de Coordination et de Suivi de la Politique Économique, a souligné l’importance de cette rencontre qui marque le lancement du processus de la VNR du Sénégal. Il a rappelé que ce travail ne peut se faire sans la participation active de l’ensemble des catégories d’acteurs, ni sans l’appui du Système des Nations Unies, qui en constitue une porte d’entrée essentielle. Il a insisté sur le caractère participatif du processus, qui repose sur la contribution de tous pour aboutir à un rapport véritablement national, « non pas celui du Gouvernement seul, mais celui du Sénégal dans toute sa diversité ». Il a également salué la qualité des échanges, qui ont permis d’aligner les positions et de consolider la démarche commune.Mme Sandrine A. Koissy‑Kpein, Représentant le Coordonnateur résident du SNU, a rappelé que la VNR 2026 intervient dans un contexte particulièrement stratégique pour le pays, marqué par la première année de mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement 2025‑2029, cadre opérationnel de la Vision « Sénégal 2050 ». Elle a souligné que cette revue offre une opportunité unique d’apprécier, de manière intégrée, les progrès réalisés tant dans la mise en œuvre des ODD que dans les priorités nationales de transformation structurelle, d’équité territoriale, de cohésion sociale, de transition écologique et de renforcement du capital humain. Cette réunion a permis de présenter le processus national de préparation de la VNR 2026, de partager et valider la feuille de route du rapport, de clarifier les rôles et responsabilités de l’ensemble des parties prenantes, et de lancer officiellement le processus avec les acteurs nationaux concernés.L’atelier a rassemblé une quarantaine de participantes et participants issus d’un large éventail d’institutions et de groupes clés : ministères sectoriels, collectivités territoriales, Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), organisations de la société civile, secteur privé, partenaires techniques et financiers, ainsi que le Système des Nations Unies. Le caractère inclusif du processus s’est pleinement reflété dans la diversité des profils présents, parmi lesquels des jeunes, des femmes, des représentants d’associations de personnes âgées et de personnes en situation de handicap, ainsi que des acteurs académiques issus des universités. Cette diversité a permis d’ancrer la démarche dans une dynamique réellement participative et multi‑acteurs, essentielle pour une Revue nationale volontaire représentative et portée par l’ensemble des forces vives du pays. Les différentes interventions institutionnelles ont rappelé l’importance stratégique de cette VNR dans la consolidation des acquis et l’identification des défis persistants pour accélérer la mise en œuvre des ODD au Sénégal.La feuille de route, présentée par la DGPPE, prévoit une série de consultations, d’ateliers multi-acteurs, de collectes de données et de validations techniques avant la finalisation du rapport qui sera présenté au niveau international.À travers cette démarche inclusive et collaborative, le Sénégal poursuit son engagement à ne laisser personne de côté et à renforcer la cohérence entre les priorités nationales et les engagements internationaux.
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05 mars 2026
Dakar valide sa Stratégie nationale de mobilisation des ressources pour le financement de l’économie bleue et son portefeuille de projets
Dakar, le 04 Mars 2026 – Les 04 et 05 mars 2026, le Novotel Dakar a accueilli un atelier national consacré à la validation de la Stratégie de mobilisation des ressources pour le financement de l’économie bleue au Sénégal et de son portefeuille de fiches projets prioritaires. Cet événement, organisé par la Direction du Commerce Extérieur (DCE) du ministère de l’Industrie et du Commerce, en collaboration avec la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), s’inscrit dans un contexte où l’économie bleue apparaît comme un levier majeur de transformation économique et de croissance inclusive pour le pays, mais également comme un instrument central pour construire la résilience économique du Sénégal et en faire un nouveau moteur de croissance au service de l’intégration africaine. Un contexte stratégique pour l’Afrique et le SénégalL’Afrique dispose en effet d’un potentiel maritime exceptionnel, avec 38 États côtiers et un littoral total dépassant 47 000 km, offrant un champ d’opportunités considérable dans les domaines de la pêche, du transport maritime, des énergies marines, du tourisme, de la biotechnologie ou encore de la conservation de la biodiversité. Le Sénégal, avec 718 kilomètres de côtes, une Zone Économique Exclusive de 212 000 km² et une position géographique stratégique à la confluence des routes maritimes transatlantiques, entend consolider son rôle de futur hub logistique et industriel régional grâce, notamment, au développement du port en eaux profondes de Ndayane.Déroulement de l’atelier : deux jours d’échanges structurants pour finaliser la stratégie nationale L’ouverture officielle de l’atelier a été marquée par l’intervention de Mme Amie Gaye, Cheffe du Bureau du Coordonnateur Résident, représentant la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Sénégal. Elle a prononcé le mot d’ouverture aux côtés des représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), M. Amadou Diouf, Chef de la Section des initiatives sous‑régionales du Bureau pour l’Afrique de l’Ouest, et M. Abdallah Souleymane, Économiste au Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC/CEA). Le lancement officiel des travaux a, quant à lui, été effectué par M. Papa Alioune Paye, représentant la Direction du Commerce extérieur du ministère du Commerce et de l’Industrie, qui a souligné l’importance stratégique de cette démarche pour le pays. . Cette session inaugurale a insisté sur la nécessité d’une mobilisation multisectorielle afin de renforcer les capacités du Sénégal à tirer pleinement parti des opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) grâce à une stratégie de financement claire, durable et inclusive.« Je voudrais tout d'abord saluer les autorités du Sénégal, à travers le ministère de l'Industrie et du Commerce, pour leur leadership et leur posture stratégique en faveur de la promotion et du développement du secteur de l'économie bleue. Cette vision, qui consiste à faire de ce secteur clé un pilier économiquement performant, durable, inclusif et créateur d'emplois, est pleinement en phase avec l'action des Nations Unies. » - Mme Amie Gaye, Head of RCOTout au long de la première journée, les près de quarante (40) participant(e)s, issus des ministères sectoriels, des agences publiques, de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques, ont revisité les principales recommandations issues des consultations antérieures, puis analysé en profondeur la version provisoire du document stratégique. . Les échanges ont permis de dégager des pistes d’amélioration concernant les priorités du pays, la structuration des projets clés, les mécanismes de financement potentiels et les outils de suivi-évaluation. À l’issue de ces discussions, la journée s’est clôturée par la validation consensuelle de la stratégie, enrichie par les contributions constructives et les suggestions d’amélioration formulées par les participant(e)s. La deuxième journée a été majoritairement consacrée à la révision de la liste des projets prioritaires, ainsi que les besoins budgétaires associés. Cette session a permis d’obtenir un consensus sur les ajustements à intégrer dans chaque fiche projet, notamment pour assurer une meilleure cohérence entre les objectifs stratégiques, les actions prioritaires et les sources de financement mobilisables. Les participants ont également défini les prochaines étapes de finalisation du processus, aboutissant à un document de stratégie consolidé, validé collectivement et opérationnel. Les seize (16) fiches projets validées constituent ainsi un portefeuille de projets concrets, conçu pour mobiliser des financements et nouer des partenariats stratégiques.Un jalon clé pour le futur économique du Sénégal Les conclusions de l’atelier ouvrent la voie à un cadre stratégique renforcé, doté d’une vision claire pour la mobilisation de ressources nationales et internationales au profit d’un secteur clé pour le développement durable du Sénégal. Les résultats attendus incluent l’amélioration et la consolidation des projets prioritaires, la validation du schéma de financement national, ainsi que la finalisation d’un plan d’action quinquennal accompagné d’instruments robustes de suivi-évaluation. La stratégie met particulièrement l’accent sur des mécanismes de financement innovants déjà identifiés sur le marché, y compris le programme d’émission d’obligations bleues (“Blue bonds”), classé parmi les plus hautes priorités pour mobiliser des capitaux à grande échelle en faveur de l’économie bleue. En engageant un dialogue multisectoriel nourri et constructif, cet atelier constitue une étape décisive dans le processus visant à positionner l’économie bleue comme pilier majeur de croissance, de création d’emplois notamment pour les femmes et les jeunes, et de résilience économique et environnementale pour les années à venir.
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Histoire
02 mars 2026
Atelier « Horizon Scanning » 2026 : anticiper les risques et opportunités pour accélérer la mise en œuvre de l’UNSDCF et de l’Agenda Sénégal 2050
Dakar, 26 février 2026 – Le Système des Nations Unies (SNU) au Sénégal a organisé, le 26 février 2026, un atelier d’« Horizon Scanning » au Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest (HCDH/OHCHR-WARO). Cet atelier stratégique s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’anticipation collective face aux transformations majeures susceptibles d’influencer la mise en œuvre du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2024–2028 et la vision nationale Agenda Sénégal 2050. Renforcer la prospective pour mieux agirL’exercice d’Horizon Scanning 2026 vise à identifier et analyser les tendances, les signaux émergents ainsi que les risques et opportunités pouvant impacter les priorités de développement du pays. En complément de l’Analyse commune de pays (CCA), cette démarche prospective permet d’intégrer une lecture tournée vers l’avenir, afin d’adapter plus efficacement les interventions du SNU aux évolutions macroéconomiques, sociales, climatiques, de gouvernance et régionales.L’atelier constitue une étape centrale de ce processus. Il a réuni une dizaine de participantes et participants, principalement les points focaux de l’Équipe de pays des Nations Unies (UNCT) et les membres du Bureau du Coordonnateur résident (RCO), issus des fonctions clés telles que l’économie, les données, les partenariats, la paix et le développement, et la communication. Des échanges structurés et participatifsL’atelier, ouvert par un mot de bienvenue de la Cheffe de Bureau du RCO, a débuté par la présentation des résultats de l’enquête en ligne, qui a permis de recueillir les analyses des agences sur les principaux facteurs de changement influençant l’UNSDCF. Les participant·e·s ont ensuite travaillé en groupes sur trois domaines identifiés comme prioritaires par l’enquête en ligne à savoir: l’économie et les finances publiques, marquées par le potentiel des hydrocarbures et confrontées à un niveau d’endettement élevé, un espace budgétaire de plus en plus contraint et de fortes attentes sociales. ; la gouvernance, la paix et la sécurité, dans un contexte de réformes institutionnelles et d’évolutions régionales au sein de la CEDEAO et de l’AES ; et l’environnement, le climat et les ressources naturelles, face à l’intensification des risques climatiques et aux pressions sur l’agriculture et la pêche. Ces réflexions ont été synthétisées dans des matrices risques‑opportunités et des scénarios prospectifs établis sur trois horizons (2026–2028, 2029–2032, 2033–2040), permettant d’envisager plusieurs trajectoires possibles pour le pays, du « décollage durable » à « l’industrialisation en stagnation » ou encore une « transition verte sous contrainte de revenus ». L’approche participative a favorisé des échanges transversaux et une hiérarchisation stratégique des signaux émergents, directement utiles au dialogue avec le Gouvernement et les partenaires.Des résultats orientés vers l’actionLes restitutions en plénière ont permis d’identifier les principales implications pour la mise en œuvre de l’UNSDCF 2026–2027 ainsi que des intrants utiles pour l’actualisation du CCA prévue au troisième trimestre 2026. Les participant·e·s ont notamment souligné la nécessité d’institutionnaliser une capacité d’horizon scanning au sein de l’UNCT, de protéger le plancher social dans un contexte de contraintes budgétaires, d’intégrer davantage les risques climatiques dans les interventions territoriales et de soutenir une transition inclusive, tant numérique que verte. Ils ont également insisté sur le renforcement de l’ancrage communautaire des politiques publiques, en particulier dans les zones frontalières et vulnérables, afin d’améliorer l’agilité et l’impact du SNU face aux chocs et transformations à venir.Des livrables stratégiques pour le dialogue politiqueÀ l’issue de l’atelier, plusieurs produits clés sont attendus. Il s’agit notamment d’analyses prospectives structurées pour chacun des domaines prioritaires, intégrant les principaux risques, opportunités et leviers d’action identifiés ; de recommandations et messages stratégiques destinés à nourrir le dialogue avec le Gouvernement dans la mise en œuvre du Cadre de coopération ; ainsi que d’outils consolidés — notes analytiques, matrices de risques et opportunités, priorisations et éléments de scénarios — qui serviront directement à la rédaction du document final d’Horizon Scanning. Ensemble, ces livrables contribueront à renforcer l’efficacité de la mise en œuvre de l’UNSDCF 2024–2028 et à soutenir l’alignement stratégique du SNU avec les ambitions de transformation portées par l’Agenda Sénégal 2050. Une étape clé vers une action plus anticipativeEn clôturant les travaux, la Cheffe de Bureau du RCO a souligné l’importance de capitaliser sur cette dynamique collective et de traduire les enseignements de l’atelier en actions concrètes. L’Atelier Horizon Scanning 2026 marque ainsi une étape déterminante dans la consolidation d’une approche prospective au sein du SNU au Sénégal, au service d’un développement plus résilient, inclusif et durable.
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Histoire
11 février 2026
Mission conjointe du Système des Nations Unies dans l’Est et le Sud du Sénégal : renforcer l’impact collectif au plus près des territoires
Kédougou, Tambacounda, Kolda et Ziguinchor, février 2026 – Du 2 au 6 février 2026, l’Équipe de pays des Nations Unies (UNCT) a conduit une mission conjointe dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda et Ziguinchor, dans le cadre de la mise en œuvre du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNCF 2024–2028), aligné sur la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de développement 2025–2029. Plus qu’une simple visite institutionnelle, cette mission a constitué un moment fort de dialogue avec les autorités territoriales, les communautés et les partenaires, afin de renforcer l’impact collectif du Système des Nations Unies dans des zones confrontées à des vulnérabilités structurelles mais riches en opportunités de transformation.La mission était composée de Mme Aminata Maiga, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Sénégal et de neuf (9) représentants des agences, fonds et programmes du système onusien notamment M. Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF, Dr N’da Konan Michel YAO, Représentant Résident de l’OMS, Mme Samira Daoud, Représentante pour le Sénégal, la Gambie et la Guinée de l’OIT, Mme Aissata Kane, Représentante Régionale d’OIM, M. Lionel Gbaguidi, Représentant a.i de la FAO en Guinée, Expert principal en santé animale, Mme Arlette Mvondo, Représentante Résidente d’ONU Femmes, M. Rafik Feki, Représentant de l’ONUDI, M. Pierre Lucas, Directeur de Pays et Représentant du PAM, et Mme Cathering Phuong, Représentante Résidente Adjointe du PNUD. Les rencontres avec les autorités locales – notamment les Gouverneurs de Kolda et Ziguinchor, le Président du Conseil départemental de Saraya, les responsables éducatifs de Salémata – ainsi que l’audience auprès du Roi d’Oussouye ont permis d’approfondir la compréhension des dynamiques territoriales et des priorités de développement. Ces échanges ont mis en lumière de nouvelles pistes de collaboration autour de la gouvernance, de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de l’éducation, de la protection, de la cohésion sociale et de la paix. Ils ont aussi réaffirmé la pertinence d’une approche territorialisée et intégrée permettant aux agences, fonds et programmes de l’ONU d’articuler plus efficacement leurs interventions avec les besoins spécifiques des territoires et les priorités nationales.« Dans le Sud et l’Est du Sénégal, j’ai été profondément marquée par des histoires qui illustrent concrètement l’impact de la convergence du Système des Nations Unies, lorsqu’elle est ancrée dans les réalités locales. Ces échanges renforcent ma conviction : la convergence inter-agences et l’écoute des communautés sont essentielles pour des résultats durables. » - Mme Aminata Maiga, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au SénégalKédougou : gouvernance territoriale, exploitation minière et résilience communautairePremière étape de la mission, la région de Kédougou a mis en lumière les défis complexes liés à l’exploitation minière, à la pression sur les ressources naturelles et à la vulnérabilité socio-économique des communautés, malgré une forte contribution du secteur aurifère à l’économie nationale.À Saraya et Khossanto, le Lundi 02 Février 2026, les échanges avec les autorités locales, les leaders communautaires, les femmes, les jeunes et les orpailleurs ont permis de documenter les impacts sociaux et environnementaux de l’orpaillage artisanal, dans un contexte marqué par le démantèlement récent des sites d’orpaillage clandestin par l’État à travers les Forces de Défense et de Sécurité depuis fin 2024. Si cette décision vise à renforcer la régulation et la sécurité, elle accentue également l’urgence de proposer des alternatives économiques viables pour des populations dont les moyens de subsistance reposent essentiellement sur l’agriculture, l’élevage et l’orpaillage.« Nous croyons que, grâce à l’accompagnement adéquat et à une approche inclusive, nos enfants pourront rester à l’école, nos femmes développer leurs activités et notre commune construire un avenir plus sûr et plus durable pour tous. » - Représentant des chefs de village Dans ce contexte, la présence d’enfants non scolarisés sur les sites d’orpaillage et l’absence d’alternatives face au tarissement des filons soulignent la nécessité de solutions intégrées combinant gouvernance locale, protection sociale, gestion durable des ressources naturelles et création d’opportunités économiques inclusives, en particulier pour les femmes et les jeunes.«Khossanto dispose de communautés engagées et de femmes organisées, prêtes à contribuer pleinement au développement local. Avec un meilleur accès aux ressources, aux services sociaux de base et à des partenariats durables, notre commune peut transformer ses défis en opportunités au bénéfice des générations futures.» – Maire de Khossanto Salémata et Tambacounda : investir dans l’éducation, la nutrition et la transition territorialeLe 3 février 2026, à Salémata, la mission a visité l’école élémentaire de Dar Salam et sa cantine scolaire soutenue par le Programme alimentaire mondial (PAM), illustrant le rôle déterminant des cantines dans la sécurité alimentaire, la nutrition et la réussite scolaire. Les échanges avec les femmes cuisinières, les enseignants et les comités de gestion ont mis en évidence l’impact direct de ces repas quotidiens sur la fréquentation, la rétention scolaire et l’alimentation des enfants, tout en valorisant les produits locaux et le rôle économique des femmes dans la communauté.Le PAM assure l’approvisionnement en denrées, accompagne la gestion quotidienne des cantines et soutient l’intégration progressive des produits locaux, permettant à des centaines d’élèves de bénéficier de repas nutritifs cinq jours par semaine. Dans le cadre du projet financé par l’Initiative française pour la sécurité alimentaire et la nutrition (IFSAN), l’appui conjoint du PAM et de l’UNICEF renforce encore cette dynamique à travers des transferts monétaires pour lutter contre la malnutrition, le soutien à 118 cantines scolaires touchant plus de 12 000 élèves, et l’accompagnement de près de 800 producteurs pour améliorer l’accès aux intrants, aux techniques agroécologiques et aux chaînes d’approvisionnement locales — consolidant ainsi la résilience alimentaire, nutritionnelle et économique des communautés les plus vulnérables.Les parents d’élèves et les responsables pédagogiques de l’école ont exprimé leur satisfaction vis-à-vis de cette intervention du PAM et à son impact positif sur les élèves. « Grâce aux cantines, nous constatons une hausse dans le nombre d’inscriptions de notre école. Des parents de villages environnants traversent des kilomètres pour venir inscrire leurs enfants. Les enfants de notre école sont également plus prompts à rester à l’école. Il y en a qui ont la volonté mais la faim et l’apprentissage ne font pas bon ménage. » - Directeur de l’école élémentaire de Dar Salam Kolda : autonomisation des jeunes et des filles, et convergence des actionsÀ Kabéndou, dans la région de Kolda, le 4 février 2026, la mission a mis en lumière le parcours remarquable de Fodé Moussa Noba, migrant de retour accompagné par l’OIM, qui a su transformer sa réintégration en un projet maraîcher structurant. Grâce à l’appui de l’OIM et à plusieurs formations techniques, en leadership et en agro‑business, Fodé a pu développer une exploitation de deux hectares où il cultive diverses spéculations et pratique l’arboriculture, assurant des revenus stables pour sa famille. Très engagé dans sa communauté, il dirige le groupement DIAM‑FOULADOU regroupant près de 200 migrants de retour, soutient cinq groupements de femmes, forme les jeunes aux techniques agricoles et sensibilise sur les risques migratoires. Son initiative illustre parfaitement l’impact des programmes de réintégration durable lorsqu’ils s’appuient sur des opportunités économiques adaptées aux réalités locales. « C’est notre Sadio Mané local. Il est une inspiration pour tous les jeunes et nous montre que nous pouvons réussir en restant au pays. » - Jeune travaillant dans le champ de Fodé Dans le département de Kolda, la mission a mis en évidence des initiatives fortes en matière de participation citoyenne et d’autonomisation des adolescentes, notamment à Bagadadji où le Club de jeunes filles (CJF) – soutenu par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) et l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) – joue un rôle clé dans la sensibilisation communautaire et la promotion des droits des filles. Les résultats sont visibles : « Nous avons vu une baisse drastique des grossesses chez les adolescentes depuis la création du club », souligne Fatou Niang Diouf, sage‑femme au Poste de Santé. Grâce à l’appui conjoint des deux agences, les Comités municipaux d’enfants (CME), les Clubs de jeunes filles (CJF) et les clubs de garçons bénéficient de formations en leadership, citoyenneté, santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’en prévention des violences basées sur le genre (VBG). Ils participent aussi aux processus locaux de planification et de budget participatif, comme l’illustre Fodé, représentant des enfants : « J’ai pu proposer des initiatives qui ont été retenues dans le budget de la mairie. » Ces dispositifs renforcent la prévention des VBG et consolident le rôle des jeunes dans la transformation sociale du territoire.Ces expériences ont confirmé l’importance d’une programmation intégrée, combinant protection, éducation, santé reproductive, autonomisation économique, emploi et entrepreneuriat, en particulier pour les jeunes femmes, souvent exposées à des risques accrus de marginalisation sociale et économique. Ziguinchor : Paix, cohésion sociale et mise en œuvre du Plan Diomaye pour la CasamanceDernière étape de la mission, la visite à Ziguinchor les 5 et 6 février 2026 a placé la région au centre des échanges consacrés à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et au relèvement post‑conflit en Casamance. Les rencontres avec les autorités administratives, les chefs coutumiers, les femmes et les jeunes ont mis en évidence des avancées significatives : stabilisation sécuritaire, retour progressif des populations déplacées et progrès en matière de déminage. Elles ont également fait ressortir les attentes fortes en matière d’emploi, d’infrastructures sociales et d’accès aux services essentiels. Présenté par l’ANRAC à l’Equipe de Pays, le Plan Diomaye pour la Casamance a constitué un moment clé, en traçant les priorités de relèvement et de développement pour la région. Les visites de terrain à Niaguis et Oussouye ainsi que les dialogues communautaires ont permis d’identifier des pistes concrètes pour appuyer les initiatives locales de résilience et promouvoir des solutions économiques inclusives, offrant ainsi une vision d’ensemble des dynamiques de consolidation de la paix et des perspectives de transformation durable en Casamance. À Niaguis, la Ferme Pédagogique et de Développement Durable, créée par Moustapha Diatta et appuyée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), illustre le potentiel d’une agriculture durable et innovante comme levier d’emploi et d’insertion pour les jeunes. Depuis 2018, la ferme offre un cadre de formation, d’expérimentation et de production valorisant les savoirs locaux et renforçant les compétences des jeunes face aux défis du chômage, des aléas climatiques et des maladies agricoles. Le PNUD a soutenu sa modernisation à travers la fourniture de petits matériels et d’intrants agricoles, l’installation de capteurs intelligents d’humidités et de potentiel hydrogène (pH) financé par le Japon, ainsi qu’une serre moderne de 5 000 m² dotée d’un système d’irrigation goutte‑à‑goutte. Ces innovations ont fait de la ferme un modèle d’agriculture résiliente, créatrice d’emplois directs et indirects.« À Niaguis, nous prouvons chaque jour que l’avenir agricole de la Casamance peut être à la fois moderne, durable et porteur d’opportunités… » – Moustapha Diatta, Propriétaire de la ferme de Niaguis À Oussouye, le Centre Départemental d’Assistance et de Formation pour la Femme (CEDAF), soutenu par ONU Femmes, constitue une structure essentielle pour l’autonomisation, la protection et le leadership des femmes. ONU Femmes a équipé les espaces d’accueil et d’écoute, fourni du matériel de réinsertion, renforcé les capacités des acteurs locaux sur les violences basées sur le genre, appuyé la création de réseaux de femmes entrepreneures et encouragé des actions de sensibilisation en collaboration étroite avec les autorités coutumières. L’agence joue également un rôle déterminant dans la mobilisation du Royaume d’Oussouye pour la paix, la médiation sociale et la prévention des VBG, contribuant à ancrer la protection des droits des femmes au cœur des valeurs culturelles locales.« Elles attendent beaucoup du CEDAF, et cet espoir… est pour nous un moteur pour bâtir pas à pas les réponses qu’elles méritent. » – Marie Louise DIATTA, Directrice du CEDAF d’Oussouye Enfin, la rencontre avec l’ANRAC (Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance) a permis de réaffirmer l’importance d’une action coordonnée autour de la relance économique, de la cohésion sociale et de la consolidation de la paix. Les échanges ont souligné la nécessité de solutions co‑construites avec les communautés, en particulier les jeunes et les femmes, pour renforcer durablement la résilience territoriale.« Travaillons ensemble afin de co‑créer des solutions durables à fort impact pour nos jeunes et nos femmes. » – Salif Kanoté, Directeur de l’Association DECLIC pour le développement et le leadership des jeunes et des femmes Vers une action collective renforcée et un plaidoyer fondé sur les réalités du terrainAu terme de cette mission conjointe, l’Équipe de pays des Nations Unies dispose désormais d’une compréhension actualisée et nuancée des priorités territoriales dans l’Est et le Sud du Sénégal, permettant d’identifier des synergies à renforcer, des lacunes à combler et des opportunités de programmation conjointe à amplifier pour améliorer l’efficacité collective du Système des Nations Unies. Les enseignements tirés du terrain nourriront le plaidoyer, la communication stratégique et la mobilisation de ressources en faveur d’interventions structurantes, alignées sur les priorités nationales et les besoins exprimés par les communautés, avec une attention particulière portée à la Casamance et à la région de Kédougou. Comme l’a souligné Mme Aminata Maiga, Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Sénégal : « Le Système des Nations Unies au Sénégal restera pleinement mobilisé pour amplifier ces initiatives et faire de ces réussites une norme. » Les recommandations issues de cette mission serviront ainsi de base au renforcement de la programmation intégrée territorialisée, confirmant l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner le Sénégal vers un développement inclusif, durable et équitable, au plus près des territoires et des populations.
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Communiqué de presse
29 avril 2026
Le prochain grand bond du Sénégal pour les femmes et les filles : Droits, justice, action
En ce 8 mars 2026, le Sénégal se joint à la communauté internationale pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes sous le thème des Nations Unies : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ».Au Sénégal comme ailleurs, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de droits : c’est une condition essentielle de la prospérité et de la stabilité de nos sociétés.Cette année, le Sénégal a choisi de placer la célébration nationale sous le signe de l’impact, à travers le thème : « L’opérationnalisation du Plan de Redressement Économique et Social (PRES – JUBBANTI KOOM) : les femmes en action à la base ». Ce choix est fort. Il reconnaît que la relance économique, la cohésion sociale et le développement durable du pays reposent de manière décisive sur l’engagement, le travail et le leadership des femmes, dans les territoires comme au niveau national.Droits, Justice, Action : une urgence nationaleL’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité universelle. Au Sénégal, c’est aussi une urgence nationale, mesurable et documentée.Malgré des avancées notables, les inégalités persistent. Près de 30,5 % des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées ou mises en union avant l’âge de 18 ans, compromettant leur scolarité, leur santé et leur autonomie économique. Les femmes restent également plus exposées à la précarité, aux violences fondées sur le genre et à une sous-représentation dans les espaces de décision.Comme l’a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, « l’égalité des genres est une question de pouvoir ». Le partage du pouvoir – économique, politique et social – est ce qui permet aux droits de devenir une réalité vécue.Droits : protéger l’avenir des filles et la santé des femmesLes droits prennent racine dès l’enfance. Lorsqu’une fille quitte l’école trop tôt, ce sont ses choix de vie qui se réduisent, mais aussi le potentiel de développement du pays qui s’en trouve affecté.Protéger les droits des filles implique d’investir dans leur maintien à l’école, de renforcer les parcours de « seconde chance » et de garantir des mécanismes de protection efficaces, notamment dans les zones rurales et les communautés les plus vulnérables.Le Système des Nations Unies accompagne ces efforts à travers l’appui aux politiques éducatives inclusives, aux programmes de protection de l’enfance et aux initiatives communautaires visant à prévenir les mariages précoces.La santé maternelle demeure un indicateur central de l’effectivité des droits. Avec un ratio estimé à 260,9 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, les progrès enregistrés doivent être consolidés. L’appui de l’ONU au Sénégal contribue au renforcement des services de santé maternelle et reproductive, à l’amélioration de l’accès à la planification familiale et au développement de systèmes de référence efficaces, en particulier pour les femmes vivant dans les zones les plus reculées.Justice : rendre la protection réelle et accessibleLa justice est ce qui transforme les droits en garanties effectives. Or, la violence à l’égard des femmes demeure une réalité préoccupante. Environ 12,4 % des femmes âgées de 15 à 49 ans déclarent avoir subi des violences physiques et ou sexuelles de la part d’un partenaire intime au cours des 12 derniers mois. Les pratiques néfastes persistent également, avec 20,1 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ayant subi des mutilations génitales féminines.Le Sénégal a renforcé son cadre juridique, notamment avec la loi criminalisant le viol et la pédophilie. Le Système des Nations Unies soutient l’opérationnalisation de ces réformes à travers le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale, l’appui à la prévention communautaire, et le développement de services intégrés de prise en charge des survivantes.La justice doit aussi être proche des citoyennes. À cet égard, l’appui de l’ONU aux maisons de justice et aux mécanismes d’assistance juridique décentralisés contribue à réduire les obstacles géographiques, économiques et sociaux qui limitent l’accès des femmes à leurs droits, en particulier hors des grands centres urbains.Action : pouvoir économique et pouvoir politique au cœur de la transformationL’action est au cœur du thème de cette année. Elle consiste à traduire les engagements politiques en résultats concrets dans la vie quotidienne des femmes et des filles.Agir pour l’autonomisation économique des femmes est une priorité structurante. Le projet de loi sur l’autonomisation économique des femmes, validé par les parties prenantes nationales et officiellement soumis à l’Assemblée nationale, marque une étape décisive dans le renforcement du cadre juridique et politique.Le Système des Nations Unies au Sénégal accompagne ce processus pour assurer son alignement avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le Programme d’action de Beijing, la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale 2021-2025 pour l’autonomisation économique des femmes.Des progrès sont déjà visibles : dans certains programmes nationaux, les femmes représentent plus de 56 % des bénéficiaires de l’accès au financement. Toutefois, des obstacles structurels persistent, notamment l’accès à la terre, aux ressources productives et à l’emploi formel, que cette réforme vise précisément à lever avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux.Agir pour la participation politique des femmes est tout aussi déterminant. Grâce à la loi sur la parité, les femmes représentaient 41,82 % des membres de l’Assemblée nationale en 2024, plaçant le Sénégal parmi les pays les plus avancés de la région. Le SNU soutient cette dynamique à travers le renforcement des capacités des femmes élues, l’appui aux mécanismes de gouvernance inclusive et la promotion du leadership féminin.Cette avancée majeure contraste toutefois avec leur faible présence aux niveaux exécutifs : seulement 2,9 % des maires, 6,5 % des présidentes de conseils départementaux et 16 % des membres du gouvernement. Réduire ces écarts est essentiel pour garantir une gouvernance territoriale et nationale véritablement inclusive.À l’échelle nationale, l’engagement politique reste tout aussi déterminant. Lors du Conseil des ministres de cette semaine, le Président de la République a réaffirmé la priorité accordée aux droits et à la protection des femmes, appelant à intensifier la lutte contre les discriminations et les violences, à renforcer l’autonomisation économique et à impliquer davantage les organisations féminines dans la mise en œuvre des politiques publiques.Un partenariat pour des résultats durablesCes progrès ne doivent rien au hasard. Ils sont le résultat d’un partenariat solide entre le Gouvernement du Sénégal et le Système des Nations Unies qui place l’égalité des genres au cœur de la transformation économique, sociale et environnementale du pays.En cette Journée internationale des droits des femmes, faisons du thème mondial « Droits. Justice. Action. » une norme nationale : des droits qui protègent, une justice accessible, et une action portée par un partenariat solide pour donner aux femmes le pouvoir économique et politique de transformer durablement le Sénégal, car Investir dans les femmes et les filles n’est pas seulement une question de justice sociale. C’est l’un des investissements les plus stratégiques pour accélérer la transformation économique et sociale du Sénégal.Aminata MaigaCoordonnateur résident des Nations Unies au Sénégal
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Communiqué de presse
18 mars 2026
March 8, 2026 – Joint Regional Op-Ed for West and Central Africa - UN Women & UNODC
As we mark International Women’s Day, it is clear that across West and Central Africa many women and girls continue to face legal, institutional, and social barriers that limit their access to justice and protection.Behind every woman or girl denied equitable access to justice are acts of violence that go unpunished, harms that remain unaddressed, and rights that are not guaranteed. This reality cannot be ignored and calls for an urgent collective response.From the Sahel to eastern Democratic Republic of the Congo, and across north‑east Nigeria, complex crises highlight how fragile women’s rights remain in the face of insecurity and prolonged displacement. These situations expose women to heightened risks of sexual violence, exploitation, and trafficking in persons. In sub‑Saharan Africa, nearly half of the identified survivors of trafficking in persons are girls, while women represent about one‑third of detected cases, primarily in situations of sexual exploitation and forced labour (UNODC, Global Report on Trafficking in Persons, 2024).At the same time, the absence of appropriate services, limited institutional capacity, geographic distance, and the high costs associated with legal processes significantly restrict the ability of women and girls to claim their rights and obtain reparation. These constraints undermine their livelihoods, economic empowerment, and the establishment of effective community‑based protection mechanisms.In our region, the barriers are not only logistical and do not disappear in times of peace. Deeply rooted social norms continue to discourage the reporting of violence in the name of family or community cohesion, limiting the effective exercise of rights. From family status to access to land and inheritance, several legal frameworks restrict women’s ability to assert their rights and fully participate in economic, social, and political life.Moreover, recent setbacks in gender equality — sometimes fuelled by disinformation and online violence — remind us that progress on human rights can never be taken for granted.Thirty years after the Beijing Declaration and Platform for Action and the International Conference on Population and Development, the persistent gap between commitments and available financing must be closed to secure sustainable progress. Despite increases in gender‑equality funding, of the USD 30.9 billion pledged to advance women’s economic justice and rights, only USD 27.4 billion has been mobilized (UN Women, Generation Equality Accountability Report, 2024). This shortfall weakens women’s access to equitable justice and to effective protection mechanisms, allowing violence and impunity to persist.Yet it is precisely in this context that women’s leadership emerges as a decisive lever for transformation toward equitable justice in West and Central Africa. Mediators, human rights defenders, justice professionals, and community leaders are changing practices, opening pathways to decision‑making spaces, and shifting social norms to anchor equality within institutions and communities.We stand firmly alongside the women leading these changes. With our partners, we are strengthening more accessible institutions, consolidating reparation mechanisms, supporting essential reforms for equitable justice, and addressing harmful practices and discriminatory social norms.In a region with a predominantly young population, this is not symbolic—it is a strategic choice for stability and sustainable development. When a survivor is protected and heard, when a woman fully exercises her rights, when a young girl can envision her future without internal barriers to accessing careers in justice, security, or leadership, when a trained justice professional acts with expertise, and when men and communities commit to equality — the impact is tangible.This is why we call for increased mobilization of predictable and innovative resources commensurate with the ambitions of equitable justice, to ensure it becomes an irreversible reality for all women and girls across our region.Dr. Maxime Houinato
Regional Director, UN Women West and Central AfricaDr. Sylvie Bertrand
Regional Representative,
United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC),
Regional Office for West and Central Africa
Regional Director, UN Women West and Central AfricaDr. Sylvie Bertrand
Regional Representative,
United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC),
Regional Office for West and Central Africa
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Communiqué de presse
18 mars 2026
8 mars 2026 – Tribune régionale conjointe pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre - ONU Femmes et ONUDC
Alors que nous célébrons aujourd’hui la Journée internationale des femmes, force est de constater qu’en Afrique de l’Ouest et du Centre, de nombreuses femmes et filles continuent de se heurter à des obstacles juridiques, institutionnels et sociaux qui limitent leur accès à la justice et à la protection.Or, derrière chaque femme ou fille privée d’un accès équitable à la justice se trouvent des violences non sanctionnées, des préjudices non réparés et des droits non garantis. Cette réalité ne peut être ignorée et exige une réponse collective urgente.Du Sahel à l’est de la République démocratique du Congo, en passant par le nord‑est du Nigeria, les crises complexes rappellent combien les droits des femmes demeurent fragiles face à l’insécurité et aux déplacements prolongés. Ces situations exposent les femmes à des risques accrus de violences sexuelles, d’exploitation et de traite des personnes. En Afrique subsaharienne, près de la moitié des survivantes identifiées de la traite des personnes sont des filles, tandis que les femmes représentent environ un tiers des cas détectés, principalement dans des situations d’exploitation sexuelle et de travail forcé (UNODC, Global Report on Trafficking in Persons, 2024).De surcroît, l’absence de services adaptés, la capacité institutionnelle limitée, l’éloignement géographique et les coûts associés aux démarches restreignent fortement la possibilité pour les femmes et les filles de faire valoir leurs droits et d’obtenir réparation. Ces réalités fragilisent durablement leurs moyens de subsistance, leur autonomisation économique et les mécanismes de protection communautaires.Dans notre région, les barrières ne sont pas seulement logistiques et ne disparaissent pas en temps de paix. L’existence de normes sociales profondément ancrées dissuade encore le signalement des violences au nom de la cohésion familiale ou communautaire et limite l’exercice effectif des droits. Du statut familial à l’accès à la terre ou à l’héritage, plusieurs cadres juridiques restreignent la capacité des femmes à faire valoir leurs droits et à participer pleinement à la vie économique, sociale et politique.Parallèlement, les reculs observés en matière d’égalité de genre, parfois alimentés par la désinformation et les violences en ligne, rappellent que les avancées en matière de droits humains ne sont jamais acquises.Trente ans après la Déclaration et le Programme d’action de Beijing et la Conférence internationale sur la population et le développement, l’écart persistant entre les engagements et les financements mobilisés doit être comblé pour garantir des progrès durables. Malgré l’augmentation globale des financements dédiés à l’égalité de genre, sur les 30,9 milliards de dollars US promis pour faire avancer la justice économique et les droits des femmes, seuls 27,4 milliards ont été effectivement mobilisés (ONU Femmes, Generation Equality Accountability Report, 2024). Ce déficit fragilise l’accès des femmes à une justice équitable et à des mécanismes de protection efficaces, permettant aux violences et à l’impunité de persister.Et pourtant, c’est précisément dans ce contexte que le leadership des femmes s’impose comme un levier décisif de transformation vers une justice équitable en Afrique de l’Ouest et du Centre. Médiatrices, défenseuses des droits humains, professionnelles de la justice et leaders communautaires transforment les pratiques, ouvrent l’accès aux espaces décisionnels et font évoluer les normes sociales pour ancrer l’égalité au sein des institutions et des communautés.Nous nous tenons résolument aux côtés des femmes qui conduisent ces changements. Avec nos partenaires, nous renforçons des institutions plus accessibles, consolidons les mécanismes de recours, soutenons les réformes nécessaires à une justice équitable et combattons les pratiques néfastes ainsi que les normes sociales discriminatoires.Dans une région majoritairement jeune, il ne s’agit pas d’un symbole, mais d’un choix stratégique pour la stabilité et le développement durable. Lorsqu’une survivante est protégée et entendue, lorsqu’une femme exerce pleinement ses droits, lorsqu’une jeune fille peut se projeter sans autocensure dans les métiers de la justice, de la sécurité ou du leadership, lorsqu’une professionnelle formée agit avec expertise, et lorsque des hommes et des communautés s’engagent en faveur de l’égalité, l’impact est tangible.C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation accrue de ressources prévisibles et innovantes, à la hauteur des ambitions portées par la justice équitable, afin d’en faire un acquis irréversible pour toutes les femmes et les filles de notre région.Dr. Maxime Houinato
Directeur régional, ONU Femmes Afrique de l’Ouest et du CentreSylvie Bertrand
Représentante régionale, ONUDC Afrique de l’Ouest et du CentreLe dossier de presse est disponible ici :
🔗 https://www.unodc.org/westandcentralafrica/uploads/res/media-and-press_html/Dossier_de_presse_justice_equitable_-2.pdf
Directeur régional, ONU Femmes Afrique de l’Ouest et du CentreSylvie Bertrand
Représentante régionale, ONUDC Afrique de l’Ouest et du CentreLe dossier de presse est disponible ici :
🔗 https://www.unodc.org/westandcentralafrica/uploads/res/media-and-press_html/Dossier_de_presse_justice_equitable_-2.pdf
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Communiqué de presse
09 octobre 2023
Les Conseils d’administration de six agences des Nations Unies se rendent au Sénégal pour constater les résultats conjoints atteints en appui au Gouvernement
Au cours de la visite, la délégation a rencontré des autorités de haut niveau, des responsables municipales, des représentants de la société civile, du secteur privé, des communautés locales et des jeunes. Une réunion inaugurale avec la Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Sénégal, Mme Aminata Maiga, et l'équipe de pays des Nations Unies, a permis de saisir le travail des Nations Unies dans son ensemble, ainsi que celui des six entités en particulier, et des expertises respectives disponibles pour soutenir le pays à progresser vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable.
Au cours de la réunion, et ultérieurement pendant la visite, la délégation a pris connaissance de la perspective régionale, incluant les défis et les opportunités, lors des discussions avec la Stratégie des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, les directeurs régionaux des agences des Nations Unies et le Bureau de coopération au développement.
Au cours de la semaine, la délégation a rencontré M. Amadou Ba, Premier ministre, Mme Aïssata Tall Sall, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Mme Oulimata Sarr, Ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération, Dr. Marie Khémesse Ngom Ndiaye, Ministre de la Santé et de l’action sociale et d'autres hauts responsables. Le Premier Ministre a exprimé sa gratitude pour le soutien des Nations Unies et a salué la qualité du travail réalisé par toutes ses entités au Sénégal. Il a rappelé par ailleurs, l’attachement de longue date du Sénégal au multilatéralisme et l’importance accordée à la coopération avec les Nations Unies.
La délégation s'est également rendue à Diamniadio, où ses membres ont visité la nouvelle Maison des Nations Unies, initiée et financée par le gouvernement du Sénégal. Ce bâtiment est destiné à regrouper toutes les entités des Nations Unies présentes au Sénégal, pour un effectif d’environ 2.400 employés. La Maison des Nations Unies est très emblématique de la réforme d’efficacité des Nations Unies et de l’esprit de la réforme globale portée par le Secrétaire général Antonio Guterres, pour optimiser l’efficacité dans les interventions au service des populations.
La délégation a été divisée en différents groupes qui se sont rendus sur le terrain pour avoir un aperçu direct de l'impact des interventions soutenues conjointement par les agences sur les communautés bénéficiaires, ainsi que pour comprendre comment ces dernières remplissent leurs mandats respectifs, tout en créant les synergies nécessaires pour accroître l'efficacité de leurs interventions. Dans les régions de Dakar et de Thiès, les membres de la délégation ont visité plusieurs projets et programmes, notamment ceux axés sur la promotion de l'autonomisation des femmes, la résilience des groupes vulnérables, l'accès à la justice, le renforcement de l'utilisation des données, l'engagement des jeunes dans l'entrepreneuriat et la collaboration avec le secteur privé.
D'autres membres de la délégation se sont rendus dans la région sud de la Casamance, où ils ont visité des initiatives communautaires innovantes soutenues par les agences des Nations Unies visant à mettre fin aux mutilations génitales féminines, à améliorer la santé des adolescents, des mères et des enfants, à autonomiser et sensibiliser les jeunes, à améliorer l'accès et la qualité des services de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, et à promouvoir l'alimentation scolaire pour soutenir les efforts du pays en faveur d’une éducation inclusive et de qualité.
À l'issue de cette visite, la délégation a exprimé sa satisfaction d’avoir eu l’occasion de mieux comprendre la coordination inter-agences des Nations Unies au Sénégal et sa contribution à la réalisation des objectifs de développement du pays.
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Communiqué de presse
21 septembre 2023
Le Sénégal répond à l'appel du Sommet des Objectifs de Développement Durable sous la direction éclairée du Président Macky Sall
Le Système des Nations Unies au Sénégal est fier d’avoir organisé une concertation nationale, en collaboration avec le gouvernement, pour préparer la participation du Sénégal à ce Sommet sur les Objectifs de Développement Durable.
Dans son discours éloquent lors de la clôture du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Antonio Guterres a salué l’engagement des dirigeants présents. Il a appelé à traduire les engagements pris au cours de ce sommet en actions concrètes et a formulé des recommandations cruciales pour les prochaines étapes.
Le Secrétaire général a identifié sept domaines clés dans lesquels les pays peuvent concentrer leurs efforts pour accélérer les progrès vers les ODD :
Investissements réels pour le Développement Durable : Transformer le soutien financier en investissements concrets dans les pays en développement, visant à atteindre au moins 500 milliards de dollars par an pour le développement durable.
Mise en œuvre des engagements : Traduire les engagements pris lors du sommet en politiques concrètes, budgets, portefeuilles d'investissement et actions tangibles, tout en renforçant la responsabilité et en suivant les progrès grâce à des revues nationales volontaires.
Soutien aux transitions clés : Renforcer le soutien aux actions dans six domaines clés de transition vers les ODD : alimentation, énergie, numérisation, éducation, protection sociale et emplois, et biodiversité.
Investissements massifs dans la protection sociale : Planifier dès maintenant des augmentations massives des investissements dans la protection sociale pour couvrir un milliard de personnes supplémentaires d'ici 2025 et quatre milliards d'ici 2030.
Atteinte de l'objectif d'aide publique au développement : Il est temps pour les pays développés d'atteindre l'objectif de 0,7 % du revenu national brut consacré à l'aide publique au développement.
Réformes financières mondiales : Appeler à des réformes dans le système financier mondial pour mieux répondre aux besoins des pays en développement, incluant la réorientation urgente de 100 dollars en Droits de tirage spéciaux (DTS) inutilisés et la mobilisation de financements privés.
Action concrète pour le climat : Présenter des plans et propositions concrets à la COP28 pour éviter les pires effets du changement climatique, tenir les promesses mondiales d'un soutien essentiel et aider les pays en développement à réussir une transition juste et équitable vers les énergies renouvelables.
Le Système des Nations Unies au Sénégal salue l'engagement du Sénégal dans la réalisation des ODD et réitère sa disponibilité à apporter son appui dans la mise en œuvre des recommandations du Secrétaire général. Ensemble, nous pouvons construire un monde meilleur, plus sain, plus paisible, plus durable et plus prospère pour tous.
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