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09 mars 2022
La FAO sensibilise des élèves à la sauvegarde des forêts
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Les objectifs de développement durable au Sénégal
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Sénégal:
Histoire
01 juillet 2021
Les tendances macroéconomiques…Se remettre d'une année 2020 cahoteuse
La pandémie de la COVID-19 a eu de profonds effets socio-économiques négatifs à l'échelle mondiale. Elle a perturbé les chaînes d'approvisionnement, les sociétés et les moyens de subsistance, avec des pertes humaines considérables. La simultanéité du choc de l’offre (dû à l’arrêt de la production dans plusieurs secteurs) et de la demande (dû à la baisse des revenus à cause du chômage), est l’une des grandes particularités de cette crise.
Le Sénégal a évité la récession en 2020
Le Sénégal a enregistré son premier cas de la COVID-19 en mars 2020. La pandémie a eu un impact négatif sur une période de croissance forte et a aggravé des vulnérabilités préexistantes. Avant la pandémie, le Sénégal a connu des taux de croissance économique élevés qui ont atteint en moyenne 6% entre 2014 et 2019, grâce à la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE), sur cette période.
Le premier plan quinquennal du PSE a soutenu l'expansion des secteurs primaire et tertiaire et a permis d’attirer un volume assez important d’investissements étrangers dans le pays.
Cependant, la pandémie a incité le Gouvernement à réorienter une partie conséquente de ses ressources budgétaires, et à se concentrer sur le contrôle de la propagation du virus dans le pays et sur l’atténuation des effets économiques et sociaux. Ainsi, on peut noter l'introduction de mesures telles que le couvre-feu et la fermeture des frontières pour limiter les grands rassemblements et la propagation de la COVID-19 pendant la première vague. Ces mesures ont impacté négativement la consommation intérieure, qui représente 68% du PIB (DPEE). La demande intérieure quant à elle, s’est établie à -4,6% en 2020 contre +4,2% en 2019 (DPEE, 2021). En outre, la pandémie a déclenché un ralentissement du commerce international et des envois de fonds des migrants.
Cependant, le Gouvernement a élaboré et mis en œuvre un Plan de résilience économique et sociale (PRES) pour soutenir une économie en ralentissement et des segments vulnérables de la population. Un fond de 1000 milliards de francs CFA a été mis en place par l’État. De plus, le deuxième Plan d’Actions Prioritaires (PAP 2019-2023) a fait l’objet d’une révision et est devenu le PAP Ajusté et Accéléré (PAP2A) pour 2020-2023. Ce plan de relance est stratégiquement orienté vers des objectifs de développement endogène afin de booster la résilience économique.
L’évolution du PIB ainsi que de ses composantes en glissement annuel est représentée par les graphiques ci-dessous :
Par rapport à la même période de l’année 2019, le PIB réel du quatrième trimestre 2020 a connu une croissance de 2,9%. En conséquence, la croissance du PIB réel pour l'année 2020 était de 1,9% contre 4,4% en 2019 et était due à une forte performance du secteur primaire qui a augmenté de 11,6% en 2020, contre 4,5% en 2019 et a contribué à +1,7 points de pourcentage. Malgré le ralentissement, le Sénégal a évité une récession l'année dernière contrairement à de nombreux pays. Le PIB de l'Afrique s'est contracté de 2,1% en 2020, entrainant ainsi sa première récession en 25 ans.
Alors que la reprise économique est en cours au Sénégal, certains risques persistent. Une pandémie prolongée pourrait ralentir le rythme de la reprise. C'est particulièrement le cas pour les secteurs de l'exportation et du tourisme, qui sont corrélés à la reprise économique des principaux partenaires commerciaux du Sénégal. Une faible reprise mondiale affaiblirait également les flux d'investissements directs étrangers au Sénégal, ainsi que les envois de fonds des migrants. Une hausse soutenue des prix des produits de base entraverait également la croissance et augmenterait les coûts d'importation d'énergie. Par conséquent, ceux-ci ont poussé le Fond Monétaire International (FMI) à réviser ses prévisions de croissance pour 2021 à 3,7% contre 5,2% annoncées en janvier 2021.
Le rythme de la reprise économique est également lié à une réduction soutenue du nombre de cas de COVID-19 et à une campagne de vaccination réussie. Cela permettrait une relance complète de tous les secteurs économiques, y compris l'industrie du divertissement qui a été largement impactée par les restrictions sur les grands rassemblements.
Les finances publiques : renforcement de la consolidation fiscale
Le Gouvernement du Sénégal a envisagé une reprise de la consolidation fiscale cette année à la suite de l'augmentation des dépenses publiques d'urgence de l'année dernière, afin de répondre à la pandémie. Les recettes fiscales ont également été plus faibles en 2020 à cause de la baisse de l'activité économique intérieure et des recettes d'exportation en raison de la pandémie. Le déficit budgétaire de 6,1% du PIB en 2020 devrait se réduire à partir de 2021 pour atteindre le plafond communautaire de 3,0% en 2023.
Toutefois, la consolidation fiscale devrait être plus lente cette année. Cela serait dû aux dépenses plus élevées associées à l'achat de vaccins contre la COVID-19, à un programme visant à stimuler l'emploi des jeunes, ainsi qu'à une croissance économique plus lente que prévu. En effet, une croissance économique plus faible se traduit par une baisse des recettes fiscales.
Selon la Direction de la prévision et des études économiques, les ressources globales estimées à 498,7 milliards de francs CFA se sont contractées de 8,8% à la fin du premier trimestre 2021, tandis que les dépenses publiques ont baissé de 1,5% pour se situer à 1012,6 milliards FCFA. Par conséquent, le solde budgétaire est évalué déficitaire de 513,8 milliards FCFA à fin mars 2021, contre un déficit de 480,6 milliards de francs FCFA un an auparavant.
C’est pourquoi, le Gouvernement prévoit un déficit de 5,4% du PIB en 2021, contre 5% du PIB dans le budget initial. Ceci est basé sur l'attente d'une amélioration de l'efficacité et de l'efficience des dépenses publiques et une mise en œuvre plus forte de la Stratégie de Recettes à moyen terme.
La prolongation de l'Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) jusqu'à la fin de 2021 donnerait un peu de répit en matière de dette. Cette initiative a permis de réduire les paiements du service de la dette de 30 milliards de FCFA entre mai et décembre 2020. L’extension jusqu’à fin 2021 devrait se traduire par un allégement supplémentaire du service de la dette de 91 milliards de FCFA.
En plus de son accord technique avec le FMI, le Gouvernement a demandé un « Stand-By Credit Facility (SCF) » et un « Stand-By Arrangement (SBA) » de dix-huit mois pour un montant d'environ de 650 millions USD, soit 350 milliards FCFA. Ceci pour soutenir la réponse COVID-19 et répondre au besoin de la balance des paiements à court terme.
Le 23 avril 2021, l'État du Sénégal a levé 55 milliards FCFA d'obligations de relance sur le marché financier de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine avec des maturités de 5 ans et 10 ans pour couvrir les besoins de financement du budget de l'État dans le cadre de ses plans de relance économique. Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé à un allégement ciblé de la dette et à des réformes de l'architecture de la dette internationale et d'autres mécanismes innovants pour créer un espace budgétaire, afin d'aider les pays vulnérables à faire face à la crise et à reconstruire des économies vertes et durables après la pandémie.
L’impact de la COVID-19 et l’Agenda 2030
Il est évident que le Sénégal n'a pas été épargné par cette crise multidimensionnelle et malgré la tendance récente à la baisse du nombre de nouveaux cas enregistrés, les coûts sociaux induits par la pandémie seraient importants. Compte tenu l'ampleur du choc, les progrès accomplis vers l'Agenda 2030 et la réalisation des ODD auraient stagné en 2020. Cela nécessite donc une action urgente et décisive pour accélérer la mise en œuvre des ODD, afin d'éviter une régression des progrès accomplis jusqu'à présent. Les efforts en cours par le Gouvernement au niveau social et économique contribueront certainement à préserver les progrès réalisés vers l'Agenda 2030.
En avril 2020, le Secrétaire général des Nations Unies soulignait que « nous ne pouvons tout simplement pas revenir là où nous étions avant le coup de COVID-19, avec des sociétés inutilement vulnérables à la crise. Nous devons construire un monde meilleur ». Dans cette optique, le système des Nations Unies (SNU) au Sénégal est engagé aux côtés du Gouvernement et des populations depuis le début de la pandémie, afin de limiter les coûts humains et socio-économiques et faire avancer l’Agenda 2030. Le graphique ci-dessous illustre l'investissement de la SNU dans les ODD au Sénégal en 2020 :
De plus, le SNU a cherché à de laisser personne pour compte, selon le principe du « Leave No One Behind », en soutenant le Gouvernement pour à mieux reconstruire (Build Back Better).
Le SNU a déployé des ressources financières et les expertises pour atténuer l'impact de la crise, en ciblant les plus vulnérables avec l'utilisation de solutions innovantes pour assurer la poursuite de l'éducation des enfants, contribuer à la sécurité alimentaire et soutenir les petites et moyennes entreprises. Son plan de travail 2021 avec le Gouvernement se concentre sur des projets de renforcement de la résilience économique, entre autres domaines, en ligne avec le PSE.
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Histoire
01 juillet 2021
M. Robert GUEI, Représentant de la FAO au Sénégal et Coordonnateur du Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest.
Dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, la FAO est mobilisée, comme toutes les Agences du système des Nations Unies, pour appuyer le Gouvernement dans la riposte et la relance socio-économique. M. Robert Guei, revient dans cet entretien sur l’appui de l’Agence.
La pandémie de COVID-19 a eu un impact sur les systèmes alimentaires mondiaux, perturbant les chaînes de valeurs agricoles régionales et posant des risques pour la sécurité alimentaire des ménages. Comment la FAO au Sénégal, a-t-elle soutenu le Gouvernement du Sénégal, pour anticiper et faire face aux menaces que la pandémie faisait planer sur la consommation des ménages ?
Face à la COVID-19, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a développé différentes actions pour appuyer le Gouvernement du Sénégal dans sa réponse à la pandémie. D’abord, nous avons mené des activités de sensibilisation auprès des populations pour le respect des gestes barrières à travers les clubs Dimitra et les radios communautaires.
Ensuite, face aux perturbations notées dans les systèmes alimentaires, suite aux mesures prises par le Gouvernement pour limiter la propagation du virus, nous avons mis en place un dispositif qui était une sorte de ponts entre les producteurs affectés et les populations vulnérables.
Cette opération a été menée dans le cadre d’une initiative intitulée « Le Panier de la Ménagère », lancée par le Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural, Pr Moussa Baldé, pour préserver les systèmes alimentaires. Cette action consistait à acheter les produits alimentaires auprès de petits producteurs pour faire des kits composés de céréales, de produits carnés, de produits maraîchers et halieutiques transformés et les a mis à disposition de ménages en situation d’insécurité alimentaire.
Il faut souligner que cette action nous l’avons menée conjointement avec l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femmes) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Grâce aux interventions des trois agences onusiennes, 14 075 ménages vulnérables ont bénéficié de ces kits alimentaires dans huit régions du Sénégal (Dakar, Kaolack, Louga, Tambacounda, Kédougou, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor).
Je voudrais saisir cette occasion pour saluer la collaboration de nos partenaires de mise en œuvre qui sont l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR), l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO) et l’ONG Symbiose.
Outre les consommateurs, les producteurs ont été fortement impactés par la pandémie, en particulier dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la pêche, ou encore les entreprises de transformation. Comment la FAO au Sénégal a-t-elle appuyé le Gouvernement pour limiter l’impact de la crise sur ces secteurs, puis pour permettre les conditions d’une relance socio-économique ?
La FAO a développé plusieurs actions pour appuyer le Gouvernement du Sénégal dans la relance socio-économique. Le panier de la ménagère fait partie des actions menées dans le court terme dans le secteur agricole. Grâce à cette initiative, 690 productrices ont pu gagner des revenus estimés à 167 018 459 FCFA. Dans le secteur de l’élevage, nous avons soutenu financièrement le Ministère avec une enveloppe de 330 000 USD pour développer les cultures fourragères.
Nous avons également fourni 2 000 tonnes d’aliments de bétail à des éleveurs pour préserver leurs moyens d’existence ainsi que des vaccins contre la peste des petits ruminants.
Dans le long terme, la FAO va appuyer le Gouvernement dans la relance durable des chaînes de valeur agro-sylvopastorales, dans une démarche partenariale avec l’ensemble des ministères sectoriels (agriculture, élevage, pêche et aquaculture, jeunesse, collectivités territoriales). Cette collaboration a abouti à la conception de programmes post-COVID-19 qui s’insèrent dans le PAP2A du Gouvernement.
Pour l'Afrique de l'Ouest et la région du Sahel en particulier, la pandémie est venue s’agréger à d’autres coups durs comme les sécheresses, les pénuries alimentaires, ainsi que l’insécurité croissante ces dernières années. Plus d’une année après le début de la pandémie, quel portrait faites-vous de la situation actuelle ?
D’après les projections, les conséquences des mesures liées à la pandémie de la COVID-19 pourraient pousser 9 millions de personnes supplémentaires vers une insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.
Sur le plan pastoral, malgré les bonnes pluies enregistrées au cours de la saison hivernale 2020-2021, les restrictions liées aux mouvements de la transhumance et le renforcement des contrôles de sécurité dans le cadre de la lutte contre la pandémie pourraient réduire la mobilité des animaux vers les pays du golfe de Guinée de même que le commerce transfrontalier.
Pour aider les gouvernements à faire face à cette situation, le Bureau sous-régional de la FAO, à travers, les bureaux pays, a élaboré des programmes de réponse à la COVID-19 pour soutenir les pays de la sous-région dans leurs programmes de relance agricole. Nous avons aussi appuyé les pays à mobiliser USD 67 808 053 pour la réponse humanitaire, la prévention des zoonoses, le renforcement de la résilience des populations et la transformation du système alimentaire.
Beaucoup d’études ont montré que les enfants et les femmes sont les plus impactés par la crise. Comment la FAO au Sénégal a-t-elle soutenu ces catégories vulnérables durant la pandémie ?
La FAO, dans le cadre de sa réponse à la COVID-19, a accordé une importance capitale à ces deux catégories. D’ailleurs dans la mise en œuvre de l’initiative « Le panier de la ménagère », avec ONU Femmes et UNFPA, nous avions ciblé les femmes productrices et transformatrices de produits locaux céréaliers et halieutiques, les femmes et filles en situation de vulnérabilité (victimes de violences, porteuses de fistules, en milieu carcéral, personnes vivant avec un handicap) et les ménages vulnérables hébergeant des enfants de 0 à 5 ans. Cela a permis de leur apporter une aide significative face à la pandémie qui a durement affecté les activités de beaucoup de femmes.
Aujourd’hui les vaccins sont en train d’être administrés aux populations. Toutefois, certaines projections prévoient une présence de la pandémie pour une période d’au moins cinq années supplémentaires. Si un tel scénario devait se réaliser, quel seraient selon vous les grands défis que la FAO devra relever, pour accompagner le Sénégal et les autres pays de la sous-région, pour faire face et sortir de la pandémie ?
Vous savez, sur le plan économique, les jeunes font partie des couches les plus affectées par les mesures restrictives, compte tenu de leur situation de non-emploi, de sous-emploi et de leurs maigres revenus.
Au Sénégal, par exemple, la FAO et le Gouvernement ont développé le Programme de partenariat pour l’insertion et l’emploi des jeunes dans les chaines de valeur agro-sylvopastorales, halieutiques et aquacoles (CVASPHA). Ce programme, qui s’inscrit dans le Programme d’urgence du Chef de l’État pour l’insertion et l’emploi des jeunes, comporte une phase d’urgence couvrant la période 2021-2022. L’objectif est de former, d’insérer et d’accompagner 23 950 jeunes et femmes dans les CVASPHA. La deuxième phase du Programme (2023-2025) est celle d’extension et de mise à l’échelle qui devra concerner 71 350 jeunes et femmes.
Plus d’une année après le début de la pandémie au Sénégal, comment jugez-vous l’action de l’Équipe Pays du système des Nations Unies au Sénégal, dans sa mobilisation auprès du Gouvernement, des populations, des communautés et des collectivités locales, pour lutter contre la pandémie et contribuer aux conditions d’une relance socio-économique ?
Nous magnifions l’action du système des Nations Unies au Sénégal qui a encore démontré son engagement à accompagner le Gouvernement pour un développement durable et inclusif. Cet accompagnement a été d’ailleurs renforcé dans le contexte de pandémie de la COVID-19 avec un plan de réponse qui a été élaboré conjointement par toutes les agences pour venir en aide aux communautés en situation de vulnérabilité. Il y a aussi cette campagne très importante « Le SNU unis dans l’action, XEEX COVID-19 » que nous avons menée pour sensibiliser encore les communautés au respect des gestes barrières mais aussi pour appuyer en matériels et vivres certains groupes assez vulnérables comme les femmes détenues, les Daaras, etc. en collaboration avec les collectivités locales.
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Histoire
27 mai 2021
Lancement des rapports mondial et national sur le développement humain
L' atelier de lancement a été l’occasion de partager les résultats des rapports mondial et national sur le développement humain, notamment en discutant, de manière approfondie, les différentes thématiques clés traitées dans les deux Rapports ; en actualisant les connaissances sur le nouvel indice expérimental du PNUD ; en analysant l’évolution du développement humain au Sénégal et identifiant les grandes contraintes qui entravent la croissance rapide de l’IDH du Sénégal ; et enfin en identifiant des pistes de solution pour faire sortir le Sénégal de la catégorie des pays à développement humain faible.
Les rapports indiquent que l’IDH est passé de 0,376 en 1990 à 0,512 en 2019. Un bond qualitatif salué par le Coordinateur Résident du système des Nations unies au Sénégal, Siaka Coulibaly et Mme Amata Diabaté, Représentante Résidente du PNUD, lors de l’atelier de publication des deux rapports.
« A l’instar de tous les pays, la pandémie de COVID-19 est susceptible d’avoir un impact négatif sur l’IDH, y compris pour le Sénégal. Il est important que nous renforcions tous nos efforts, pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable et l’Agenda 2030, afin de renforcer la résilience socio-économique des populations » a déclaré M. Siaka Coulibaly.
S’agissant du rapport le Rapport national sur le Développement humain (RNDH), il présente une analyse approfondie des tendances en matière de développement humain au Sénégal et dresse un examen approfondi des liens entre la transformation structurelle, la transformation numérique, la promotion de l’équité et l’égalité de genre et le développement humain au Sénégal. En effet, la promotion durable et du bien-être individuel et collectif passe nécessairement par un changement radical dans la configuration de la base productive, source d’une croissance forte, soutenue et créatrice d’emplois décents.
« Les résultats du rapport sur l’indice de développement humain édition 2019 sont encourageants. Ils font état de nos efforts accomplis pendant des décennies », s’est réjoui, Aliou Ndiaye, Secrétaire général du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération qui a présidé la rencontre. Cependant, précise-t-il, « ces résultats qui témoignent, en partie, des progrès réalisés en termes de santé et de revenus, restent encore perfectibles ».
Pour améliorer ces résultats, le Coordonnateur Résident a réitéré au Sénégal, l’engagement du système des Nations Unies « à poursuivre son soutien aux efforts du Gouvernement sénégalais ».
« Les Rapports mondiaux sur le développement humain ont permis de reconsidérer de manière fondamentale, la place de l’individu dans le développement. Le PNUD, en proposant un indice qui permet de classer tous les pays du monde, en fonction des niveaux de liberté et des possibilités qu’ont les habitants de vivre selon leurs aspirations, a ainsi lancé un nouveau débat sur le sens du bien vivre et sur les moyens d’y parvenir… Le Rapport mondial de 2020 annonce l’amorce d’une nouvelle ère ; celle dans laquelle l’être humain est présenté comme la principale menace à sa propre survie », a déclaré Mme Amata Diabaté, touchant du doigt les défis environnementaux au niveau mondial, notamment une nouvelle dimension de l’Indice de Développement Humain, à travers la comptabilisation de l’impact d’un pays sur la planète.
Il est à noter que malgré ses résultats assez encourageants du reste, le Sénégal est parmi les pays à IDH bas (0,350 à 0,554).
Consulter les rapports:
https://senegal.un.org/fr/128817-rapport-mondial-sur-le-developpement-humain-rmdh-2020
https://senegal.un.org/fr/128816-rndh-2019-pnud
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Histoire
05 mai 2021
Siré Dabo : la scientifique au service de l’humanitaire
Femme de science et chargée de Programme Résilience et Développement rural au bureau Sénégal du Programme alimentaire mondial (PAM), Siré Dabo fait partie de ces femmes qui, sur le plan professionnel, ne se fixent aucune limite.
Siré Dabo, avec fierté peut afficher son optimisme quant à l’occupation au Sénégal, de nombreuses sphères de prise de décisions par des femmes qualifiées et leaders dans leur domaine d’activité. Elle pense ainsi que, de même que les hommes, les femmes aussi ont le droit de trouver leur place dans tous les corps de métiers et elles sont capables d’évoluer dans tous les secteurs sans discrimination aucune. A 46 ans et mère d’une fille, Siré est une cheffe de famille qui joue son rôle de maman ; qu’elle combine aisément à ses responsabilités professionnelles. Sur ces deux fronts, c’est l’humain qu’elle place au centre de toutes les décisions qu’elle est amenée à prendre pour réussir ses missions. « En tant que femme au travail et mère de famille, je cherche toujours le meilleur équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie familiale pour éviter de sacrifier l’une ou l’autre. C’est un défi permanent à relever avec des capacités managériales innées en la femme, le sens des responsabilités mais également des priorités du moment. C’est ainsi que j’arrive à faire de ces deux fronts une seule vie et m’épanouir pleinement ».
Très tôt, Siré avait déjà tracé son chemin pour embrasser la filière scientifique. « Déjà, depuis le primaire et le collège, j’excellais dans les matières scientifiques ; d’où mon choix d’embrasser une série scientifique au Lycée. Parallèlement, ma passion pour les questions liées au développement rural, la protection de l’environnement, l’agriculture, l’élevage, m’a conduit après le Bac, à faire un cycle d’ingénieur des Eaux et Forêts et quelques années plus tard dans le cadre du programme African Women Leader in Agricultural and the Environnement (AWLAE), j’ai obtenu une bourse pour un cycle d’ingénieur Agronome (option économie rurale). Suite à ces formations techniques, j’ai fait un diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Gestion de Projet pour renforcer mes capacités dans la formulation, la planification, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de projets dans le domaine du développement rural. »
‘’ Mon profil de scientifique m’a permis d’occuper des responsabilités au PAM’’
Avec un tel profil, le PAM ouvre ses portes à Siré Dabo en Août 2019 pour lui confier les activités liées à l’assurance agricole indicielle et aux services climatiques. Elle intervient ainsi dans deux sur quatre composantes que compte le projet 4R, une initiative du PAM pour la résilience des communautés rurales.
Le PAM met ainsi à la disposition des petits producteurs des services d’informations climatiques adaptés leur permettant de mieux préparer et mettre en œuvre leur campagne agricole en maximisant les chances d’avoir de bonnes productions. Et en même temps, ces producteurs, en souscrivant à une assurance agricole indicielle, reçoivent une indemnisation lors d’une année de sécheresse ; ce qui leur permet de subvenir à certains besoins mais surtout leur évite de vendre leurs actifs par faute de revenus.
Sur ce dernier volet, le PAM est en partenariat avec la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal (CNAAS). Dans cette structure, Siré Dabo travaille directement avec Monsieur Oumar Cissé Sow, Directeur technique et commercial qui, à travers leurs nombreuses rencontres et activités sur le terrain reconnait les qualités humaines et professionnelles de son partenaire « Mme Siré DABO est un partenaire de la CNAAS très dynamique, elle est dotée de qualités humaines remarquables avec un profil chaleureux, sympathique, ouvert, souriant, et conciliant, ayant un bon relationnel. Sur le plan professionnel, elle est persévérante, structurée, tenance et réactive ces qualités confirment les résultats probants obtenus sur la composante assurance depuis son arrivée. » souligne-t-il.
« La pandémie à COVID 19 est venue changer la façon d’intervenir sur le terrain »
Dès l’apparition des premiers cas de COVID 19 au Sénégal, le PAM a mis à la disposition de son personnel toute une batterie de mesures pour informer, sensibiliser et aussi protéger les personnes vulnérables assistées dans le cadre de ses opérations. Respectant les gestes barrière, les rassemblements et autres activités liées aux opérations ont été réduits au profit de nouvelles approches basées sur la digitalisation et l’utilisation des radios communautaires afin de toucher le maximum d’audience.
En plus d’être experte dans son domaine, Siré inspire bon nombre de ses collègues au PAM ; pour Lansana Diédhiou, chargé du suivi des activités de développement rural et de résilience au sous bureau de Kolda : « Siré est l’incarnation du leadership féminin dans son domaine. J’ai été très séduit par son talent de communication particulièrement son habileté à être bien comprise par son public. Quand je dis Siré, je pense à l’intelligence, la créativité, la sensibilité, l’envie d’apprendre et de partager des connaissances, la capacité d’analyse et surtout la création de liens entre l’assurance agricole indicielle et les autres activités du projets 4R y compris le Genre».
Le PAM accorde une grande importance à l’épanouissement des femmes et à leur promotion au sein de l’institution onusienne. L’équité et l’égalité des chances font partie intégrante de sa politique en matière de ressources humaines. Siré Dabo en est un bel exemple et fait partie de la vingtaine de femmes que le bureau du Sénégal soutient au quotidien dans leur expansion en renforçant leurs capacités à donner le maximum d’elles-mêmes pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable notamment l’ODD 2 « Faim Zéro » à l’horizon 2030.
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25 avril 2021
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme
Malgré la pandémie de COVID-19 et les multiples crises qu’elle a entraînées, le nombre de pays qui ont éliminé le paludisme ou sont en bonne voie d’y parvenir ne cesse de croître. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, nous félicitons tous les pays qui ont atteint cet objectif ambitieux : ensemble, ils montrent au monde qu’un avenir sans paludisme est possible.
Dans les pays maintenant exempts de paludisme, les services de prévention, de diagnostic et de traitement nécessaires ont été mis à la disposition de toutes celles et tous ceux qui risquaient de contracter la maladie, et ce sans considération de nationalité ou de moyens financiers. Un financement durable, des systèmes de surveillance solides et une population mobilisée ont également été les clés du succès.
À l’heure où nous célébrons ces avancées, nous ne pouvons toutefois oublier les millions de personnes qui, partout dans le monde, continuent de souffrir de cette maladie et d’en mourir. Chaque année, le paludisme fait plus de 400 000 morts, et la majorité des victimes sont de jeunes enfants en Afrique. Et chaque année, on dénombre plus de 200 millions de nouveaux cas de cette maladie parasitaire mortelle.
Mais le paludisme peut être vaincu. C’est par un engagement politique fort, des investissements suffisants et un arsenal de stratégies que nous pourrons atteindre notre objectif commun : un monde exempt de paludisme.
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10 mars 2022
La FAO sensibilise des élèves à la sauvegarde des forêts
Cette activité, menée avec l’appui de l’Initiative Villes vertes, mise en œuvre par l’Organisation de Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Sénégal en partenariat avec la Direction des eaux et forêts, chasses et de la conservation des sols, était l’occasion de sensibiliser les élèves à l’importance de la forêt dans la vie des êtres humains et des animaux.
Scindés en petits groupes, ces écoliers membres du Club des amis de la FCM, ont pu s’exercer dans l’identification des espèces trouvées dans l’arboretum, par leurs noms scientifiques ou leurs noms vernaculaires (wolof), et des différentes zones éco géographiques de provenance au Sénégal. Ils ont aussi été informés sur certains enjeux liés à la préservation de la forêt et de ses ressources.
«Tout le gaz carbonique émis par les véhicules et autres polluants sont séquestrés dans la forêt qui le transforme en oxygène vital à l’homme. C’est une fonction très importante d’absorption de dioxyde de carbone (CO2) et de libération d’oxygène que joue l’arbre et qui n’est pas visible, sans compter l’aspect culturel dans notre rapport à l’arbre», leur a expliqué le Colonel Sidiki Diombana Diop, Coordonnateur du Projet d’aménagement de la forêt classée de Mbao (PAFCM).
«Cette sortie est très bénéfique pour nous. Nous avons vu plusieurs plantes que nous ne connaissions pas. Nous comprenons mieux le rôle que joue la forêt classée dans une ville polluée comme Dakar qui a beaucoup de voitures et d’usines qui dégagent le dioxyde de carbone (CO2) absorbé par cette forêt» se sont réjouis Cheikh Diouf et Mama Ndiaye, élèves en classe de seconde (2nde).
Cette sortie pédagogique entre dans le cadre des enseignements-apprentissages des établissements scolaires des élèves visiteurs. Et Thierno Hamidou Ndiaye, directeur des études d’une de ces écoles, d’expliquer: «Après les cours théoriques en classe, notamment en Sciences de la vie et de le terre (SVT), nous leur montrons de visu sur le terrain ce qu’ils apprennent pour qu’ils comprennent l’utilité des plantes, de la photosynthèse, de la préservation de l’environnement et de notre cadre de vie. Ils sont aussi de bons relais auprès de leurs parents».
Renforcer la foresterie urbaine et péri-urbaine
Située dans la région de Dakar, la Forêt classée de Mbao couvre une superficie de 722 hectares. De forêt péri-urbaine, elle est devenue progressivement une forêt urbaine où sont menées des activités d’agriculture, d’élevage et d’apiculture.
L’objectif de gestion de la forêt est aussi passé progressivement de la conservation pure et dure à la valorisation du potentiel forestier à travers un aménagement participatif. Un objectif qui cadre avec les objectifs de l’Initiative Villes vertes de la FAO. Cette initiative vise, en partie, à améliorer l’environnement urbain et la biodiversité mais aussi à contribuer à l’adaptation au changement climatique et à la gestion durable des ressources.
Pour la FAO, il est donc essentiel que les villes disposent de systèmes agroalimentaires durables dans lesquels des espaces verts sont consacrés aux activités agricoles et forestières urbaines et périurbaines, afin de les rendre plus résilientes face aux effets du changement climatique et aux crises socioéconomiques.
«L’initiative et le plan d’action Villes vertes vise à susciter la prise de mesures porteuses de transformation qui rendront les villes plus vertes, plus propres, plus résilientes et plus aptes à se régénérer. La réussite de l’initiative Villes vertes dépend de la participation active des parties prenantes à divers partenariats de grande ampleur et surtout d’une prise de conscience environnementale de la frange jeune de la population», souligne Gouantoueu Robert Guei, Coordinateur sous-régional de la FAO en Afrique de l’Ouest et Représentant de la FAO au Sénégal.
«L’arboretum est l’un des lieux les plus indiqués pour une meilleure sensibilisation à l’environnement. Son entretien offre un cadre permettant de développer une connexion et un lien affectif avec le monde vivant, afin de mieux appréhender les enjeux écologiques», ajoute-il.
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Histoire
17 janvier 2022
Soutenir le développement local pour mieux favoriser l’autonomisation économique des jeunes filles
Un grand nombre de jeunes filles non scolarisées issues de milieux défavorisés s’active dans les services domestiques et vit dans des conditions précaires du fait du poids de la pauvreté, de l’informalité, du chômage et de l’absence de qualification académiques et professionnelles. Ces diverses formes de vulnérabilité et précarité appellent à renforcer le développement local. Yves Lamine Cissé, Maire de Mont-Rolland : « Nous devons aider la population à créer des richesses et des emplois. Sinon, les gens iront s’installer à Dakar ou dans les grandes villes, vidant les communes. Pour développer nos communes, nous devons y garder nos ressources humaines avec des emplois valorisants ».
A Mont-Rolland, le Centre Émilie de Villeneuve, spécialisé dans l’apprentissage de la couture et de la borderie, promeut depuis 1970 l’acquisition et le développement de compétences des jeunes filles afin de les équiper de compétences et de capacités de se procurer des revenus décents. Depuis sa création, plus de 2000 jeunes filles y ont été formées, augmentant leur chance sur le marché du travail. Grâce à l’appui du Projet Conjoint Plateforme COVID-19 pour l’appui aux secteurs productifs des groupes vulnérables, le centre a pu faire face aux chocs sanitaire, économique et financier de la pandémie. Sœur Claire Ndiaye, formatrice : « Le centre fonctionnait avec l’appui de bonnes volontés. Grâce à la Plateforme COVID-19, nous ambitionnons de devenir un centre de référence pour les jeunes filles de la localité avec des machines modernes. Nous avons pu augmenter notre capacité de production avec l’acquisition de 6 nouvelles machines à coudre, une machine de broderie et une boutonnière grâce à la subvention ».
A Mont-Rolland, le Centre Émilie de Villeneuve, spécialisé dans l’apprentissage de la couture et de la borderie, promeut depuis 1970 l’acquisition et le développement de compétences des jeunes filles afin de les équiper de compétences et de capacités de se procurer des revenus décents. Depuis sa création, plus de 2000 jeunes filles y ont été formées, augmentant leur chance sur le marché du travail. Grâce à l’appui du Projet Conjoint Plateforme COVID-19 pour l’appui aux secteurs productifs des groupes vulnérables, le centre a pu faire face aux chocs sanitaire, économique et financier de la pandémie. Sœur Claire Ndiaye, formatrice : « Le centre fonctionnait avec l’appui de bonnes volontés. Grâce à la Plateforme COVID-19, nous ambitionnons de devenir un centre de référence pour les jeunes filles de la localité avec des machines modernes. Nous avons pu augmenter notre capacité de production avec l’acquisition de 6 nouvelles machines à coudre, une machine de broderie et une boutonnière grâce à la subvention ».
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Histoire
16 janvier 2022
Renforcer les compétences et créer des opportunités pour promouvoir l'emploi des jeunes
Au Sénégal, 60% de la population a moins de 24 ans et les jeunes en âge de travailler représentent plus de la moitié de la population active. Chaque année, on enregistre entre 100.000 et 260.000 jeunes sur le marché du travail et la pandémie de COVID-19 n’a pas manqué d’exacerber le chômage qui frappe les jeunes en particulier.
Le chef de l’État Macky Sall a fait de l’emploi des jeunes une priorité, en présidant en avril dernier, un conseil présidentiel sur le financement du Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio- économique des jeunes. A l’issue de cette rencontre qui avait réuni les membres du Gouvernement, des représentants des jeunes et des structures dédiées aux financements des jeunes, une enveloppe de 450 milliards de francs CFA sur 3 ans, avaient été annoncée pour accompagner et offrir des perspectives aux jeunes.
Compte tenu du dividende démographique du Sénégal, fournir des emplois aux jeunes qui entrent sur le marché du travail peut contribuer à augmenter la croissance économique, diminuer le taux de dépendance et augmenter les chances du Sénégal d’atteindre plus rapidement ses objectifs de développement. Cependant, parmi les jeunes Sénégalais qui intègrent le marché du travail, beaucoup débutent à un âge précoce en raison de la pauvreté, de l’échec scolaire et de l'analphabétisme. Parce qu'ils ne peuvent pas se permettre de rester au chômage à cause de situations familiales difficiles, ils s'engagent souvent dans des activités professionnelles moins productives ; généralement dans le secteur informel, avec des emplois faiblement rémunérés. Aussi, beaucoup de jeunes sont dans une situation vulnérable sur le marché du travail et la plupart d'entre eux n'ont pas les compétences. Il apparait dès lors clairement que la participation au marché du travail varie en fonction des groupes sociaux, des compétences et des opportunités disponibles.
A la suite des épisodes de confinement et de la crise économique engendrée par la pandémie de COVID-19, beaucoup de jeunes se sont lancés dans le marché du travail, malheureusement dans des activités précaires et peu rentables.
Babacar Kane vend des babioles dans les grandes artères du centre-ville de Dakar. Pour lui, cet emploi n’est pas une vocation, mais un moyen de survivre et d’aider ses parents et ses huit frères et sœurs qui vivent dans la banlieue Dakaroise. « Mon rêve dans la vie n’était pas de passer mes journées sous un soleil de plomb à essayer de vendre des babioles. J’ai un bac littéraire depuis trois ans, mais avec le coronavirus les cours sont perturbés. Ne pouvant plus rester à la maison sans rien faire, j’ai convaincu mon oncle de me prêter 20.000 francs CFA pour acheter de petites choses, que je revends. Parfois de généreux conducteurs qui me voient courir derrière leurs voitures me donnent un peu de monnaie, mais c’est très dur pour moi. J’aime bien faire de petits films avec mon téléphone et les partager avec mes amis. Si je le pouvais, je ferais une formation pour réaliser des films. », explique-t-il. Compétences et opportunités
A côté des jeunes qui intègrent des emplois précaires à la suite d’un échec scolaire, beaucoup de jeunes diplômés sont également au chômage, faute de pouvoir trouver un emploi. Même pour obtenir un stage, les refus sont fréquents et le motif premier reste le manque de compétence et d’expérience. Il est vrai que des efforts sont faits depuis quelques années par le Gouvernement pour promouvoir la formation professionnelle, qui privilégie l’acquisition de compétences et d’ailleurs beaucoup de jeunes issus de centres de formation professionnels arrivent malgré tout à intégrer le marché de l’emploi. Toutefois, il est important de poursuivre les efforts dans ce sens en donnant une place importante à l’acquisition de compétences dans les formations des jeunes, mais également en donnant la possibilité aux jeunes sans formation qui sont déjà dans le marché du travail, d’acquérir des compétences par un accompagnement. En se concentrant sur une approche plus holistique, les politiques d'éducation pourraient donc aider les jeunes à développer des compétences, se former, se spécialiser et se préparer à de futurs emplois.
Dans le même temps, un diagnostic de la situation actuelle semble montré que les décideurs politiques devraient tenir compte de la participation au marché du travail, indépendamment du contexte socio-économique, et garantir une éducation holistique, le développement des compétences, des opportunités de formation professionnelle et des activités de travail productives.
Donner aux jeunes la possibilité de bénéficier de crédits et les accompagner peut les aider à conserver leur emploi. Pour s'attaquer au problème des emplois à faible productivité, la mise en place d'institutions appropriées et la formulation de plans, de programmes et d'ensembles de mesures visant à aider les jeunes sans emploi ou moins privilégiés peuvent les aider à acquérir des compétences pertinentes et à participer au marché du travail.
Il est a noté que l’Etat du Sénégal a favorisé beaucoup d’initiatives dans ce sens, comme la création de la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER), mise en place par le Chef de l’Etat pour apporter des solutions à l’emploi des jeunes et des femmes, ou encore le programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes « Xeyou Ndaw Yi » (l’emploi des jeunes), piloté par le ministère de la Jeunesse et dont la priorités est l’emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes.
La problématique de l’emploi des jeunes au Sénégal pourrait connaitre des avancées notables, si selon les experts, des efforts visant à prévenir les abandons précoces à l’école, à renforcer le lien entre l'éducation et la formation et le marché du travail et, partant, à améliorer l'employabilité des jeunes et des jeunes défavorisés, sont faits. Pour ce faire, il faudra promouvoir l'accès à une éducation de qualité qui apporte aux jeunes non seulement des compétences techniques et professionnelles, mais également des compétences fondamentales pour l'employabilité ; la promotion de l'apprentissage en situation de travail, du conseil et de l'orientation professionnelle et ; la mise en place de programmes actifs du marché du travail ciblant en particulier les jeunes vulnérables.
Le chef de l’État Macky Sall a fait de l’emploi des jeunes une priorité, en présidant en avril dernier, un conseil présidentiel sur le financement du Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio- économique des jeunes. A l’issue de cette rencontre qui avait réuni les membres du Gouvernement, des représentants des jeunes et des structures dédiées aux financements des jeunes, une enveloppe de 450 milliards de francs CFA sur 3 ans, avaient été annoncée pour accompagner et offrir des perspectives aux jeunes.
Compte tenu du dividende démographique du Sénégal, fournir des emplois aux jeunes qui entrent sur le marché du travail peut contribuer à augmenter la croissance économique, diminuer le taux de dépendance et augmenter les chances du Sénégal d’atteindre plus rapidement ses objectifs de développement. Cependant, parmi les jeunes Sénégalais qui intègrent le marché du travail, beaucoup débutent à un âge précoce en raison de la pauvreté, de l’échec scolaire et de l'analphabétisme. Parce qu'ils ne peuvent pas se permettre de rester au chômage à cause de situations familiales difficiles, ils s'engagent souvent dans des activités professionnelles moins productives ; généralement dans le secteur informel, avec des emplois faiblement rémunérés. Aussi, beaucoup de jeunes sont dans une situation vulnérable sur le marché du travail et la plupart d'entre eux n'ont pas les compétences. Il apparait dès lors clairement que la participation au marché du travail varie en fonction des groupes sociaux, des compétences et des opportunités disponibles.
A la suite des épisodes de confinement et de la crise économique engendrée par la pandémie de COVID-19, beaucoup de jeunes se sont lancés dans le marché du travail, malheureusement dans des activités précaires et peu rentables.
Babacar Kane vend des babioles dans les grandes artères du centre-ville de Dakar. Pour lui, cet emploi n’est pas une vocation, mais un moyen de survivre et d’aider ses parents et ses huit frères et sœurs qui vivent dans la banlieue Dakaroise. « Mon rêve dans la vie n’était pas de passer mes journées sous un soleil de plomb à essayer de vendre des babioles. J’ai un bac littéraire depuis trois ans, mais avec le coronavirus les cours sont perturbés. Ne pouvant plus rester à la maison sans rien faire, j’ai convaincu mon oncle de me prêter 20.000 francs CFA pour acheter de petites choses, que je revends. Parfois de généreux conducteurs qui me voient courir derrière leurs voitures me donnent un peu de monnaie, mais c’est très dur pour moi. J’aime bien faire de petits films avec mon téléphone et les partager avec mes amis. Si je le pouvais, je ferais une formation pour réaliser des films. », explique-t-il. Compétences et opportunités
A côté des jeunes qui intègrent des emplois précaires à la suite d’un échec scolaire, beaucoup de jeunes diplômés sont également au chômage, faute de pouvoir trouver un emploi. Même pour obtenir un stage, les refus sont fréquents et le motif premier reste le manque de compétence et d’expérience. Il est vrai que des efforts sont faits depuis quelques années par le Gouvernement pour promouvoir la formation professionnelle, qui privilégie l’acquisition de compétences et d’ailleurs beaucoup de jeunes issus de centres de formation professionnels arrivent malgré tout à intégrer le marché de l’emploi. Toutefois, il est important de poursuivre les efforts dans ce sens en donnant une place importante à l’acquisition de compétences dans les formations des jeunes, mais également en donnant la possibilité aux jeunes sans formation qui sont déjà dans le marché du travail, d’acquérir des compétences par un accompagnement. En se concentrant sur une approche plus holistique, les politiques d'éducation pourraient donc aider les jeunes à développer des compétences, se former, se spécialiser et se préparer à de futurs emplois.
Dans le même temps, un diagnostic de la situation actuelle semble montré que les décideurs politiques devraient tenir compte de la participation au marché du travail, indépendamment du contexte socio-économique, et garantir une éducation holistique, le développement des compétences, des opportunités de formation professionnelle et des activités de travail productives.
Donner aux jeunes la possibilité de bénéficier de crédits et les accompagner peut les aider à conserver leur emploi. Pour s'attaquer au problème des emplois à faible productivité, la mise en place d'institutions appropriées et la formulation de plans, de programmes et d'ensembles de mesures visant à aider les jeunes sans emploi ou moins privilégiés peuvent les aider à acquérir des compétences pertinentes et à participer au marché du travail.
Il est a noté que l’Etat du Sénégal a favorisé beaucoup d’initiatives dans ce sens, comme la création de la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER), mise en place par le Chef de l’Etat pour apporter des solutions à l’emploi des jeunes et des femmes, ou encore le programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes « Xeyou Ndaw Yi » (l’emploi des jeunes), piloté par le ministère de la Jeunesse et dont la priorités est l’emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes.
La problématique de l’emploi des jeunes au Sénégal pourrait connaitre des avancées notables, si selon les experts, des efforts visant à prévenir les abandons précoces à l’école, à renforcer le lien entre l'éducation et la formation et le marché du travail et, partant, à améliorer l'employabilité des jeunes et des jeunes défavorisés, sont faits. Pour ce faire, il faudra promouvoir l'accès à une éducation de qualité qui apporte aux jeunes non seulement des compétences techniques et professionnelles, mais également des compétences fondamentales pour l'employabilité ; la promotion de l'apprentissage en situation de travail, du conseil et de l'orientation professionnelle et ; la mise en place de programmes actifs du marché du travail ciblant en particulier les jeunes vulnérables.
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Histoire
16 janvier 2022
Diandioli ou l’univers des demi-lunes au cœur de Matam
En moyenne, par jour, une centaine de demi-lunes sortent de terre. Une activité qui nécessite de la main-d’œuvre et beaucoup d’engagement et de présence continue des participants à ces travaux. Le tout adossé à une forte mobilisation sociale. Parmi ce beau monde, figure Hawa Dia, 45 ans, mère de 08 enfants dont 03 malentendants.
« En milieu rural, les femmes ressentent le plus les effets de la pauvreté. Tous les matins, au réveil, nous peinons à trouver de quoi servir comme petit déjeuner à nos enfants. La seule alternative est d’aller travailler pour pouvoir ramener quelque chose à la maison. Voilà pourquoi je me donne corps et âme pour la réussite de ce programme » dit-elle. Cette femme de teint noir et de taille moyenne, affirme qu’elle compte sur cette opportunité pour s’occuper également de son mari qui a perdu la vue.
Agé de 30 ans, Moussa Dia fait partie des 180 bénéficiaires trouvés sur cette vaste étendue de terre aride. « Nos encadreurs nous mettent à l’aise. J’ai acquis une bonne expérience. Je sais tracer, mesurer, creuser, mélanger le compost, etc. Cependant, je suis très pressé de voir les résultats, puisque cette terre est comme du ciment. A part le jujubier, je ne crois pas qu’une autre plante pourrait y pousser », lance-t-il, avant d’ajouter qu’il est prêt à dupliquer cette pratique dans les champs de son père, en cas de réussite.
Samson Sisay Teka est l’expert principal envoyé par le Bureau Régional du Programme Alimentaire Mondial pour les former dans la maitrise de la technologie et ainsi leur permettre de récupérer et de valoriser des terres non exploitées depuis 40 ans. « Dès notre arrivée, nous avons favorisé les concertations régulières avec les communautés avant même d’entamer la formation des formateurs. Nous avons véritablement privilégié l’approche communautaire pour sensibiliser les populations et stimuler l’esprit d’entraide entre elles, afin qu’elles puissent travailler ensemble » précise-t-il. Cet éthiopien, devenu un des leurs grâce au nom local qui lui a été donné, « Samba Sow », suit pas à pas tout le processus de transfert de compétences vers les communautés et les services techniques de l’état compétents. A travers l’approche « Food Assistance For Asset creation » (FFA) ou Assistance Alimentaire pour la création d’actifs durables, le PAM fournit non seulement une assistance financière journalière pour la mobilisation des communautés mais aussi les outils de travail (piques, pioches, etc.) ; Il fournit également aux partenaires opérationnels l’équipement technique ainsi que des guides pratiques.
De nouvelles techniques culturales qui permettent à ces communautés de récupérer des superficies importantes de terres abandonnées au profit des populations vulnérables, pour y mener des activités agricoles.
Toute une équipe du PAM, sous la houlette du nouveau sous-bureau ouvert à Matam, travaille au quotidien, en parfaite synergie avec les services techniques de l’Etat. C’est le cas de l’Institut National de Pédologie (INP), représenté par Oumar Bâ. Pour ce dernier, ce projet est venu à son heure. « C’est l’INP qui devait exécuter ce projet, mais faute de moyens, nous n’avons pas pu. Nous profitons de cette venue du PAM pour apporter notre savoir-faire. La collaboration est saine et nous espérons avoir de bons rendements » a-t-il rappelé.
Toutefois, il souligne que les demi-lunes ont permis de découvrir que ces terres ne sont pas complètement mortes. Selon lui, « Il y a une humidité qui se dégage dès les premiers labours. Pendant l’hivernage les efforts consentis seront visibles, le tapis herbacé sera au rendez-vous ».
Même son de cloche du côté des autorités administratives locales, notamment le représentant du Maire de Ogo. « C’est une aubaine et une excellente initiative qui facilite la résilience. Les populations doivent s’engager pour accélérer leur autonomie. » Cette invite du Secrétaire municipal Issa Bélal Bâ est renforcée par l’adjoint au Sous-préfet de Ogo, monsieur Thierno Birahim Fall qui réitère l’accompagnement de l’État dans cette « volonté du PAM de contribuer à la création d’emplois, la lutte contre l’exode rural mais aussi et surtout la conscientisation des jeunes à ne pas s’aventurer dans l’émigration clandestine, en cette période de Covid-19 ».
L’espoir est permis dans cette zone appartenant à la bande sahélienne. D’ici 2022, grâce à cette initiative, la région de Matam verra, sans doute, la récupération d’importantes superficies de terre où pousseront différentes spéculations (les légumes, céréales ou fruits attendus). Ce qui va Améliorer ainsi l’accès à la terre et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables de la zone.
Agé de 30 ans, Moussa Dia fait partie des 180 bénéficiaires trouvés sur cette vaste étendue de terre aride. « Nos encadreurs nous mettent à l’aise. J’ai acquis une bonne expérience. Je sais tracer, mesurer, creuser, mélanger le compost, etc. Cependant, je suis très pressé de voir les résultats, puisque cette terre est comme du ciment. A part le jujubier, je ne crois pas qu’une autre plante pourrait y pousser », lance-t-il, avant d’ajouter qu’il est prêt à dupliquer cette pratique dans les champs de son père, en cas de réussite.
Samson Sisay Teka est l’expert principal envoyé par le Bureau Régional du Programme Alimentaire Mondial pour les former dans la maitrise de la technologie et ainsi leur permettre de récupérer et de valoriser des terres non exploitées depuis 40 ans. « Dès notre arrivée, nous avons favorisé les concertations régulières avec les communautés avant même d’entamer la formation des formateurs. Nous avons véritablement privilégié l’approche communautaire pour sensibiliser les populations et stimuler l’esprit d’entraide entre elles, afin qu’elles puissent travailler ensemble » précise-t-il. Cet éthiopien, devenu un des leurs grâce au nom local qui lui a été donné, « Samba Sow », suit pas à pas tout le processus de transfert de compétences vers les communautés et les services techniques de l’état compétents. A travers l’approche « Food Assistance For Asset creation » (FFA) ou Assistance Alimentaire pour la création d’actifs durables, le PAM fournit non seulement une assistance financière journalière pour la mobilisation des communautés mais aussi les outils de travail (piques, pioches, etc.) ; Il fournit également aux partenaires opérationnels l’équipement technique ainsi que des guides pratiques.
De nouvelles techniques culturales qui permettent à ces communautés de récupérer des superficies importantes de terres abandonnées au profit des populations vulnérables, pour y mener des activités agricoles.
Toute une équipe du PAM, sous la houlette du nouveau sous-bureau ouvert à Matam, travaille au quotidien, en parfaite synergie avec les services techniques de l’Etat. C’est le cas de l’Institut National de Pédologie (INP), représenté par Oumar Bâ. Pour ce dernier, ce projet est venu à son heure. « C’est l’INP qui devait exécuter ce projet, mais faute de moyens, nous n’avons pas pu. Nous profitons de cette venue du PAM pour apporter notre savoir-faire. La collaboration est saine et nous espérons avoir de bons rendements » a-t-il rappelé.
Toutefois, il souligne que les demi-lunes ont permis de découvrir que ces terres ne sont pas complètement mortes. Selon lui, « Il y a une humidité qui se dégage dès les premiers labours. Pendant l’hivernage les efforts consentis seront visibles, le tapis herbacé sera au rendez-vous ».
Même son de cloche du côté des autorités administratives locales, notamment le représentant du Maire de Ogo. « C’est une aubaine et une excellente initiative qui facilite la résilience. Les populations doivent s’engager pour accélérer leur autonomie. » Cette invite du Secrétaire municipal Issa Bélal Bâ est renforcée par l’adjoint au Sous-préfet de Ogo, monsieur Thierno Birahim Fall qui réitère l’accompagnement de l’État dans cette « volonté du PAM de contribuer à la création d’emplois, la lutte contre l’exode rural mais aussi et surtout la conscientisation des jeunes à ne pas s’aventurer dans l’émigration clandestine, en cette période de Covid-19 ».
L’espoir est permis dans cette zone appartenant à la bande sahélienne. D’ici 2022, grâce à cette initiative, la région de Matam verra, sans doute, la récupération d’importantes superficies de terre où pousseront différentes spéculations (les légumes, céréales ou fruits attendus). Ce qui va Améliorer ainsi l’accès à la terre et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables de la zone.
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Histoire
16 janvier 2022
Shula Ndiaye, une artiste engagée auprès des Jeunes
Alors que le Système des Nations Unies au Sénégal célébrait en 2020, à l’instar de tous les pays membres, le 75ème anniversaire de l’ONU, elle faisait partie des artistes qui avaient accepté de soutenir au Sénégal, la consultation mondiale sur « l’avenir que nous voulons – l’ONU que nous souhaitons », à laquelle 54000 Sénégalais avaient participé, en majorité des jeunes.
De son vrai nom Ramatoulaye Ndiaye, cette artiste chanteuse et entrepreneure culturelle sénégalaise originaire de la ville de Rufisque, continue inlassablement de mettre son art au service de sa communauté, en particulier, les jeunes filles, les femmes et les jeunes. « Pour moi, un artiste est nécessairement engagé dans la mesure où nous tenons notre légitimité du fait même de la place de choix que la société nous permet d’occuper, pour que nos voix portent plus que celles des autres. Nous avons donc une obligation morale de mettre notre art au service de cette société, de l’aider à panser ses plaies et à exprimer ses aspirations. », explique -t-elle avec détermination.
Issue d’un quartier populaire où l’échec scolaire, le chômage et la précarité touchent beaucoup de jeunes, Shula a très tôt senti le besoin de se faire une porte-parole de leurs rêves, de leurs inquiétudes et de leurs aspirations. Sa musique est alors très vite devenue un outil de plaidoyer, pour que les problèmes des jeunes soient mieux pris en compte par les décideurs publics. Sa chanson « Jangum Jigueen » (l’éducation des jeunes filles) sur la scolarisation et le maintien des filles à l'école, produite en collaboration avec l'ONG Plan Sénégal, eût un grand impact, en particulier auprès des populations en zone rurale. Shula compte à son actif des dizaines d’autres collaborations, y compris avec des Agences du Système des Nations Unies, dans le plaidoyer en faveur de l’éducation des filles, l’entreprenariat des jeunes, le dépistage du cancer du sein, la lutte contre l’immigration clandestine, l’excision, l’illettrisme, etc. Une musique entre tradition et modernité
Shula qualifie elle-même sa musique d’Afro-folk acoustic qui est en réalité le résultat d’un long itinéraire de recherche sur le patrimoine culturel et musical sénégalais et africain. Aussi, est-elle très jeune marquée par la beauté et la profondeur des mélodies de grandes voix griottes de la chanson traditionnelle sénégalaise comme Khar Mbaye Madiaga, Diabou Seck la Saint-louisienne, Fa Mbaye Issa Diop, Yandé Codou Sène, mais également Ndiaga Mbaye, Amadou Ndiaye Samb ou encore Samba Ndiabaré Samb. A côté de cet ancrage dans la tradition de son pays, les grandes voix noires américaines nourrissent également son identité artistique. Ela Fitzgerald, Billie Holiday, Dina Washington et Aretha Franklin font entre autres partie de ses références. Bob Dylan bien évidemment et la tradition des « songwriters » du mouvement folk, mais également Bob Marley, Tracy Chapman, Imaël Lo, Cheikh Lo, Ali Farka Touré, Angélique Kidjo, ou encore Nora Jones, ont beaucoup influencé Shula. La question de l’identité est consubstantielle de son engagement, notamment son identité de femme noire, Sénégalaise et Africaine. Cette préoccupation permanente apparait dans ses choix de costumes, de coiffures, mais aussi dans la scénographie de ses concerts. « Je suis convaincu que c’est en réinvestissant les valeurs promues par nos traditions, que nous pourrons faire face aux défis d’aujourd’hui. C’est un message que je ne cesserais de rappeler aux jeunes pour qu’ils puissent se défaire des complexes qui les freinent. Il faut que nous croyions de nouveau en notre capacité d’entreprendre, de réaliser de belles choses et d’exceller dans tous les domaines, y compris les plus innovants ».
Shula acoustic tour
Pour faire de la musique de proximité et porter des messages forts, Shula a initié depuis le 21 juin 2010 le « Shula acoustic Tour », une tournée annuelle qu’elle veut multidimensionnelle avec une approche socioculturelle participative, à travers une scène itinérante qui sillonne le pays, autour des arts et de la culture au service du développement. A travers ce projet original, elle a souhaité allier la musique, l’action humanitaire et les échanges artistiques. La tournée est placée sous le thème de la paix, du développement local et de la place des femmes et des jeunes dans ce processus. Ces tournées l’ont amené à revisiter le folklore Lébou, mais également les traditions musicales des différentes contrées du pays. Elles ont surtout été l’occasion de collaborer avec des artistes locaux très divers, dont des musiciens, des peintres, des sculpteurs, des stylistes, etc. Des artistes de renom comme le peintre Kalidou Kassé qui a eu à réaliser des décors de scène de la tournée, et d’autres comme Henry Guillabert du mythique groupe Xalam, ont également collaboré avec elle. Feu Doudou Ndiaye Coumba Rose, le grand batteur tambour major, Adja Khar Mbaye Madiaga et feu Joshef Ndiaye, ancien conservateur du musée de Gorée, ont été les parrains honoraires de la tournée, par devoir de mémoire selon l’artiste. A cause de la pandémie de COVID-19, le Shula acoustic Tour a été en partie digitalisé et constitue une des composantes d’un projet plus large intitulé « Jàmm » (la paix) qui est un plaidoyer pour la promotion de la paix grâce à la culture.
Engagée dans la lutte contre la COVID-19
La pandémie a fortement impacté la vie des Sénégalais et les artistes ont particulièrement souffert des restrictions imposées par la situation sanitaire. Malgré les contraintes, Shula a tenu à mettre son expérience au service de la sensibilisation sur le respect des mesures barrières et de la vaccination. La chanson « Come to me » a été spécialement écrite pour rendre hommage au personnel de santé du monde entier durant la pandémie.
Dans un regard rétrospectif sur la pandémie, Shula livre une réflexion très personnelle sur la manière de tirer parti de la crise, en soutenant les jeunes. A ce propos elle déclare : « La pandémie doit nous permettre d’avoir un regard critique sur notre société, car elle a révélé dans le même moment, beaucoup de problèmes que nous refusions de voir. Nous avons besoin d'une réelle évaluation de cette crise sanitaire sans précédent et surtout repenser le développement et identifier des pistes de solutions, en mettant les jeunes au cœur de la définition et de la mise en œuvre de nos stratégies de développement. Il faut qu’au Sénégal nous arrêtions un peu cette condescendance vis-à-vis des jeunes, qui consiste à croire qu’ils sont incapables de réfléchir et de construire leur avenir. Ils sont les premiers concernés et pendant trop longtemps on les a exclus. Pourtant ils comprennent mieux que quiconque les nouveaux enjeux de développement, dans lesquels le numérique occupe une place importante. Profitons justement du contexte que nous vivons pour les impliquer les en accompagner, et en s’appuyant sur la valorisation de nos belles richesses culturelles via le tourisme, le stylisme et l'industrie textile, le cinéma, la musique avec les plateformes de vente en ligne, l'éducation, la santé, les sciences, le sport, l'art culinaire, la restauration, l'agrobusiness, l'environnement, le secteur des transports, la communication, les télécoms, l'audiovisuel, etc. ». Au terme de l’entretien qu’elle nous a accordé, nous avons eu la chance d’écouter quelques chansons de l’album qu’elle est en train de préparer, avec toujours des thématiques engagées, des messages positifs et percutants et des mélodies qui vont à coup sûr ravir les mélomanes. La chanson « Yow Sénégal » est peut-être celle de l’album qui symbolise le mieux l’engagement de l’artiste, qui rappelle que la musique adoucit certes les mœurs, mais doit également continuer à éveiller les consciences.
Issue d’un quartier populaire où l’échec scolaire, le chômage et la précarité touchent beaucoup de jeunes, Shula a très tôt senti le besoin de se faire une porte-parole de leurs rêves, de leurs inquiétudes et de leurs aspirations. Sa musique est alors très vite devenue un outil de plaidoyer, pour que les problèmes des jeunes soient mieux pris en compte par les décideurs publics. Sa chanson « Jangum Jigueen » (l’éducation des jeunes filles) sur la scolarisation et le maintien des filles à l'école, produite en collaboration avec l'ONG Plan Sénégal, eût un grand impact, en particulier auprès des populations en zone rurale. Shula compte à son actif des dizaines d’autres collaborations, y compris avec des Agences du Système des Nations Unies, dans le plaidoyer en faveur de l’éducation des filles, l’entreprenariat des jeunes, le dépistage du cancer du sein, la lutte contre l’immigration clandestine, l’excision, l’illettrisme, etc. Une musique entre tradition et modernité
Shula qualifie elle-même sa musique d’Afro-folk acoustic qui est en réalité le résultat d’un long itinéraire de recherche sur le patrimoine culturel et musical sénégalais et africain. Aussi, est-elle très jeune marquée par la beauté et la profondeur des mélodies de grandes voix griottes de la chanson traditionnelle sénégalaise comme Khar Mbaye Madiaga, Diabou Seck la Saint-louisienne, Fa Mbaye Issa Diop, Yandé Codou Sène, mais également Ndiaga Mbaye, Amadou Ndiaye Samb ou encore Samba Ndiabaré Samb. A côté de cet ancrage dans la tradition de son pays, les grandes voix noires américaines nourrissent également son identité artistique. Ela Fitzgerald, Billie Holiday, Dina Washington et Aretha Franklin font entre autres partie de ses références. Bob Dylan bien évidemment et la tradition des « songwriters » du mouvement folk, mais également Bob Marley, Tracy Chapman, Imaël Lo, Cheikh Lo, Ali Farka Touré, Angélique Kidjo, ou encore Nora Jones, ont beaucoup influencé Shula. La question de l’identité est consubstantielle de son engagement, notamment son identité de femme noire, Sénégalaise et Africaine. Cette préoccupation permanente apparait dans ses choix de costumes, de coiffures, mais aussi dans la scénographie de ses concerts. « Je suis convaincu que c’est en réinvestissant les valeurs promues par nos traditions, que nous pourrons faire face aux défis d’aujourd’hui. C’est un message que je ne cesserais de rappeler aux jeunes pour qu’ils puissent se défaire des complexes qui les freinent. Il faut que nous croyions de nouveau en notre capacité d’entreprendre, de réaliser de belles choses et d’exceller dans tous les domaines, y compris les plus innovants ».
Shula acoustic tour
Pour faire de la musique de proximité et porter des messages forts, Shula a initié depuis le 21 juin 2010 le « Shula acoustic Tour », une tournée annuelle qu’elle veut multidimensionnelle avec une approche socioculturelle participative, à travers une scène itinérante qui sillonne le pays, autour des arts et de la culture au service du développement. A travers ce projet original, elle a souhaité allier la musique, l’action humanitaire et les échanges artistiques. La tournée est placée sous le thème de la paix, du développement local et de la place des femmes et des jeunes dans ce processus. Ces tournées l’ont amené à revisiter le folklore Lébou, mais également les traditions musicales des différentes contrées du pays. Elles ont surtout été l’occasion de collaborer avec des artistes locaux très divers, dont des musiciens, des peintres, des sculpteurs, des stylistes, etc. Des artistes de renom comme le peintre Kalidou Kassé qui a eu à réaliser des décors de scène de la tournée, et d’autres comme Henry Guillabert du mythique groupe Xalam, ont également collaboré avec elle. Feu Doudou Ndiaye Coumba Rose, le grand batteur tambour major, Adja Khar Mbaye Madiaga et feu Joshef Ndiaye, ancien conservateur du musée de Gorée, ont été les parrains honoraires de la tournée, par devoir de mémoire selon l’artiste. A cause de la pandémie de COVID-19, le Shula acoustic Tour a été en partie digitalisé et constitue une des composantes d’un projet plus large intitulé « Jàmm » (la paix) qui est un plaidoyer pour la promotion de la paix grâce à la culture.
Engagée dans la lutte contre la COVID-19
La pandémie a fortement impacté la vie des Sénégalais et les artistes ont particulièrement souffert des restrictions imposées par la situation sanitaire. Malgré les contraintes, Shula a tenu à mettre son expérience au service de la sensibilisation sur le respect des mesures barrières et de la vaccination. La chanson « Come to me » a été spécialement écrite pour rendre hommage au personnel de santé du monde entier durant la pandémie.
Dans un regard rétrospectif sur la pandémie, Shula livre une réflexion très personnelle sur la manière de tirer parti de la crise, en soutenant les jeunes. A ce propos elle déclare : « La pandémie doit nous permettre d’avoir un regard critique sur notre société, car elle a révélé dans le même moment, beaucoup de problèmes que nous refusions de voir. Nous avons besoin d'une réelle évaluation de cette crise sanitaire sans précédent et surtout repenser le développement et identifier des pistes de solutions, en mettant les jeunes au cœur de la définition et de la mise en œuvre de nos stratégies de développement. Il faut qu’au Sénégal nous arrêtions un peu cette condescendance vis-à-vis des jeunes, qui consiste à croire qu’ils sont incapables de réfléchir et de construire leur avenir. Ils sont les premiers concernés et pendant trop longtemps on les a exclus. Pourtant ils comprennent mieux que quiconque les nouveaux enjeux de développement, dans lesquels le numérique occupe une place importante. Profitons justement du contexte que nous vivons pour les impliquer les en accompagner, et en s’appuyant sur la valorisation de nos belles richesses culturelles via le tourisme, le stylisme et l'industrie textile, le cinéma, la musique avec les plateformes de vente en ligne, l'éducation, la santé, les sciences, le sport, l'art culinaire, la restauration, l'agrobusiness, l'environnement, le secteur des transports, la communication, les télécoms, l'audiovisuel, etc. ». Au terme de l’entretien qu’elle nous a accordé, nous avons eu la chance d’écouter quelques chansons de l’album qu’elle est en train de préparer, avec toujours des thématiques engagées, des messages positifs et percutants et des mélodies qui vont à coup sûr ravir les mélomanes. La chanson « Yow Sénégal » est peut-être celle de l’album qui symbolise le mieux l’engagement de l’artiste, qui rappelle que la musique adoucit certes les mœurs, mais doit également continuer à éveiller les consciences.
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Communiqué de presse
06 août 2021
Sénégal : Don de 700 000 dollars du gouvernement des États-Unis à l'UNICEF pour faciliter le déploiement de vaccins homologués contre la COVID-19 à travers le pays
Ces fonds permettront à l'UNICEF de renforcer la chaîne du froid au Sénégal, en vue de garantir la distribution et la livraison, en toute sécurité, des vaccins, y compris ceux fournis par la Facilité COVAX, dans l'ensemble du pays. Les fonds seront également utilisés pour appuyer les efforts du gouvernement visant à encourager l'utilisation de vaccins sûrs et efficaces et l'application continue de mesures de protection au sein des communautés.
COVAX est une initiative internationale codirigée par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), Gavi et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle a pour but de promouvoir un accès équitable aux vaccins contre la COVID-19 à l'échelle mondiale. Ces organisations travaillent en partenariat avec d'autres structures, dont l'UNICEF, pour ralentir la propagation du virus et sauver des vies. Avec 4 milliards de dollars fournis à ce jour, le gouvernement des États-Unis est le principal pourvoyeur de fonds à la Facilité COVAX. Au cours de ce mois de juillet 2021, les États-Unis ont fourni plus de 300 000 doses uniques de vaccins Johnson & Johnson au Sénégal à travers le COVAX, en coordination avec l'Union africaine.
Cet appui de l'USAID à l'UNICEF devrait s'ajouter à titre complémentaire aux dons effectués par le COVAX. Le partenariat USAID-UNICEF arrive à point nommé pour le Sénégal qui connaît, depuis la fin du mois de mai 2021, une nouvelle recrudescence de cas de COVID-19.
Grâce au soutien de l'USAID, l'UNICEF pourra poursuivre l'acquisition d'équipements essentiels au transport des vaccins, notamment des boîtes isothermes, des bacs à glace et des porte-vaccins.
Il pourra également renforcer la communication en matière de santé publique à travers les médias grand public et les réseaux sociaux. Ces fonds aideront le gouvernement et les partenaires à lutter contre la désinformation et à stimuler les efforts visant à limiter la propagation du COVID-19. Le renforcement de la communication sur les risques et la mobilisation des communautés pour promouvoir la vaccination seront déterminants pour sauver des vies, contenir la pandémie, protéger les systèmes de santé et faciliter la relance de l'économie.
« L'accès abordable et équitable au vaccin contre la COVID-19 constitue une priorité urgente pour sauver des vies, protéger les agents de santé de première ligne du Sénégal et faciliter un retour progressif à la normalité. Nous nous réjouissons de ce soutien de l'USAID qui contribuera à préparer les nouveaux arrivages de vaccins contre la COVID-19 et à s'assurer de leur distribution en toute sécurité à travers le pays », a déclaré Silvia Danailov, représentante de l'UNICEF au Sénégal, avant d’ajouter que « malgré les progrès impressionnants réalisés dans la campagne de vaccination, le Sénégal a besoin d'importantes doses de vaccin supplémentaires pour atteindre une plus grande partie de sa population et vaincre le virus. Il a également besoin d'un soutien accru pour renforcer la chaîne de froid et communiquer avec les communautés afin de créer un environnement favorable à la vaccination, d'instaurer la confiance et de garantir l'application des mesures barrières tout en poursuivant le déploiement des vaccins. »
Pour sa part, Peter Trenchard, directeur de l'USAID au Sénégal, a déclaré que « les vaccins sont un outil essentiel dans la lutte contre la COVID-19. La vaccination permet de neutraliser le virus, de se protéger contre les complications graves de cette maladie et d'alléger la lourde charge qu'elle fait peser sur les systèmes de santé et le personnel de santé déjà mis à rude épreuve. Ceci est particulièrement important dans le contexte de la flambée actuelle que connaît le Sénégal, qui est devenue de plus en plus inquiétante ces dernières semaines.»
Selon M. Trenchard, les Etats-Unis sont fiers de leur rôle de leader mondial dans la lutte contre la COVID-19 et ce don de vaccins s'inscrit dans le cadre de leur engagement à mettre fin à la pandémie. Le Directeur de l'USAID au Sénégal a également déclaré que « l'USAID Sénégal espère pouvoir aider le gouvernement du Sénégal et d'autres partenaires du secteur de la santé à livrer, distribuer et administrer des vaccins essentiels pour aider le pays à se remettre sur pied et à protéger les populations vulnérables. L'USAID Sénégal continuera, à travers ses partenaires, à encourager l'utilisation des vaccins partout au Sénégal et à sensibiliser à l'importance du port de masques pour sauver des vies. »
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À propos de l’UNICEF
L'UNICEF intervient dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde, pour venir en aide aux enfants les plus défavorisés. Nous sommes présents dans plus de 190 pays et territoires et œuvrons au service de tous les enfants où qu'ils se trouvent, afin de bâtir un monde meilleur pour tous. Pour plus d'informations sur les activités de l'UNICEF, visiter le site www.unicef.org/fr.
À propos de l'USAID
L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) est la principale agence du gouvernement américain. Sa mission est de mettre fin à l'extrême pauvreté à travers le monde et de permettre à des sociétés résilientes et démocratiques de réaliser leur potentiel. L'année 2021 marque le 60e anniversaire de l'USAID et 60 ans de partenariat avec le peuple sénégalais. www.usaid.gov/senegal.
Pour plus d'informations, contacter:
UNICEF - Emna Kayouli, Spécialiste des partenariats : +221 77 731 34 80, ekayouli@unicef.org
UNICEF - Moussa Diop, Spécialiste en communication : +221 77 644 33 22, modiop@unicef.org
USAID - Aissa Dabo, Spécialiste en communication pour le développement : +221 77 418 36 62, adabo@usaid.gov
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Communiqué de presse
16 juillet 2021
Sénégal : le Japon renouvelle son partenariat avec l'UNICEF pour accompagner le pays dans ses efforts en faveur de la vaccination.Le Japon a intensifié son soutien au Sénégal en octroyant un généreux don de 962 280 $ alors que le gouvernement s'efforce
Le soutien renouvelé du Japon arrive au moment où le Sénégal connaît depuis fin mai 2021, une nouvelle vague de cas de COVID-19 après une baisse constante du nombre de cas à partir de février 2021. A la date du 15 juillet 2021, le pays a enregistré un total de 48.270 cas de COVID-19, avec 1.209 décès et 4.217 sous traitement. À ce jour, un total de 1.123.800 doses de vaccins approuvés par l'OMS ont été reçues, dont deux livraisons de vaccins COVAX (508.800 doses).
Grâce à ce nouveau partenariat avec le Japon, l'UNICEF apportera son assistance technique au gouvernement du Sénégal qui continue de déployer sa campagne de vaccination. Le renforcement de la chaîne du froid, la poursuite des dons de vaccins et des messages cohérents aux communautés sur l'importance de maintenir les mesures barrières et d'encourager la vaccination contribueront à inverser cette tendance à la hausse inquiétante des cas de COVID.
En dépit des progrès importants notés dans la campagne de vaccination, le Sénégal a besoin de doses supplémentaires importantes de vaccins pour couvrir une plus grande partie de sa population et espérer vaincre le virus. Le pays a également besoin d'un soutien supplémentaire pour renforcer la chaîne de froid et assoir la communication envers les communautés afin de créer un environnement favorable à la vaccination, renforcer la confiance et de garantir le respect des mesures barrières pendant que le déploiement des vaccins se poursuit.
Le gouvernement du Japon a fourni une aide d’urgence au Sénégal en réponse à la crise du COVID-19 en mai 2020 avec un don de 2,6 millions de dollars qui a permis à l'UNICEF de donner un appui technique au gouvernement du Sénégal pour renforcer la gestion de la réponse au COVID-19, le système de santé et d’améliorer la couverture sanitaire universelle pour sa population. « Grâce au soutien généreux du gouvernement et du peuple japonais, l'UNICEF a pu agir de manière efficiente en réponse au COVID-19 en mettant à disposition du matériel d'hygiène et des équipements médicaux essentiels et la promotion des mesures de prévention au profit de plus de 390.000 personnes et enfants vulnérables », a déclaré Silvia Danailov, représentante de l'UNICEF au Sénégal.
Le soutien du Japon s'est également avéré déterminant pour assurer la continuité des soins de santé, de nutrition et de protection pour 150.000 enfants, femmes et leurs familles vulnérables pendant la crise, contribuant ainsi à la protection sociale du peuple sénégalais à plus long terme. Son Excellence M. Arai Tatsuo, ambassadeur du Japon au Sénégal, félicite l'UNICEF pour son « travail remarquable et les résultats considérables obtenus », en réponse au COVID-19 au Sénégal. « Le partenariat dynamique entre le gouvernement du Japon et l'UNICEF a apporté un soutien efficace au Sénégal dans sa lutte contre le COVID-19, en particulier pour les femmes et les enfants », a-t-il déclaré.
La représentant de l'UNICEF et l'ambassadeur du Japon ont visité récemment l’unité néonatale de l'hôpital régional de Ziguinchor le 28 juin 2021 qui a bénéficié du partenariat de l’UNICEF et du Japon. Lors de cette visite, Ndiamé Diop, le directeur de l'hôpital, a souligné les résultats concrets obtenus grâce au partenariat entre le gouvernement du Sénégal, le Japon et l'UNICEF. « Avant l'arrivée de l'équipement et du soutien technique, 50 pour cent des bébés nécessitant des soins urgents dans l'unité néonatale décédaient. Ce chiffre a drastiquement baissé à 3% », a-t-il déclaré.
« Ce renversement n'aurait pas été possible sans le soutien de nos partenaires. Au nom du Gouvernement du Sénégal et de la Région de Ziguinchor, nous tenons à remercier le Gouvernement du Japon et son peuple, ainsi que l'UNICEF, qui ont été à nos côtés en soutenant les équipes médicales dans leurs efforts inlassables pour atteindre ce résultat », a-t-il confié.
Alors que les livraisons de doses de vaccin continuent à travers le mécanisme COVAX et d'autres canaux, il est important que le pays soit en mesure de stocker les arrivages en cours et les acheminer rapidement et en toute sécurité à l’échelle nationale. Le partenariat avec le Japon permettra à l'UNICEF de poursuivre son soutien technique pour renforcer la chaîne de froid et aider à combler les déficits grâce à l'achat d'équipements clés. Au total, le Japon a fait un don de plus de 12 millions de dollars en Afrique de l'Ouest et du Centre pour faciliter les efforts de l'UNICEF visant à soutenir les gouvernements dans le déploiement des vaccins en Afrique de l'Ouest.
À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.
Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action, veuillez consulter le site : www.unicef.org/fr.
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Pour plus d’information, merci de contacter :
Moussa Diop, Communication Specialist: +221 77 644 33 22, modiop@unicef.org
Emna Kayouli, Partnerships Specialist: +221 77 731 34 80, ekayouli@unicef.org
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Communiqué de presse
27 mars 2021
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) met à la disposition du Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants des équipements pour améliorer les conditions d’accueil et d’hébergement des enfants au Centre GINDDI
Le don de l’UNICEF va permettre d’améliorer les conditions de prise en charge et d'assistance aux enfants en danger ou victimes de toutes formes de violence, d’abus ou d’exploitation pour lesquels un hébergement temporaire est nécessaire en vue de leur réinsertion familiale et sociale durable.
Le Centre GINDDI assure l’accompagnement des enfants en situation de risques ayant des besoins spécifiques de protection, en particulier les jeunes filles victimes d’abus et de maltraitance. Il contribue à la promotion de l’éducation alternative des enfants non scolarisés ou déscolarisés et à la sensibilisation des adolescents/jeunes en santé sexuelle et reproductive. Il gère également une ligne d’appel gratuite (numéro 116) qui offre des services d’écoute, de conseil et d’assistance en protection de l’enfant.
« L’UNICEF est heureux de fournir ces équipements pour appuyer les efforts de l’Etat dans l’accompagnement et la prise en charge temporaire des enfants vulnérables, en danger ou victimes de violations. Le Centre GINDDI joue un rôle central dans le dispositif des services de protection de l’enfant. Sa vocation de centre de premier accueil est d’autant plus pertinente avec le contexte de COVID-19 », a souligné Madame Silvia Danailov, la Représentante de l’UNICEF.
« Un centre d’accueil réunissant les conditions optimales de sécurité et de confort est un élément essentiel pour tout dispositif de protection et d’assistance aux enfants. Avec ces nouveaux équipements le Centre GINDDI pourra mieux remplir sa part dans la mise en œuvre du projet de protection d’urgence des enfants vulnérables dans le contexte de la COVID-19 », a souligné pour sa part, le Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants.
Dans le cadre de son Programme de Coopération 2019-2023, l’UNICEF soutient le Gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de sa stratégie nationale de protection de l’enfant, sous la coordination du Ministère de la Femme, Famille, Genre et Protection de l’enfant. L’UNICEF appuie ainsi les institutions nationales à travers différents secteurs, ainsi que les organisations de la société civile, dans leurs efforts et actions de i) prévention des risques de violences, abus, exploitation à l’encontre des enfants, et ii) d’amélioration de l’accès et de la qualité des services de protection pour les enfants victimes ou en danger. Cela se traduit notamment par des appuis pour la communication et mobilisation communautaire, le renforcement des services multisectoriels, des cadres politiques et juridiques, ainsi que des dispositifs de coordination.
Pour information, le don au centre GINDDI est composé des équipements suivants : 50 matelas, 50 moustiquaires, des équipements pour la cuisine du Centre (réfrigérateur, congélateur, cuisinière) et de l’infirmerie (réfrigérateur pour les médicaments et registres).
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Communiqué de presse
03 mars 2021
Une année après le début de la pandémie au Sénégal, le pays va recevoir un premier lot de 324.000 doses de vaccins dans le cadre de l’initiative COVAX.
Le Sénégal s’apprête à recevoir un lot de 324.000 doses du vaccin AstraZeneca/ Oxford produit sous licence par Serum Institute of India, dans le cadre de la première phase d’expédition des vaccins anti-COVID dans le monde à travers l’initiative COVAX. Un an après l’enregistrement du premier cas de COVID-19 le 02 mars 2020, le pays attend cette livraison acheminée par l’UNICEF et prévue le 3 mars. Le 28 février déjà, un premier lot de seringues et boîtes de sécurité, indispensables pour permettre le début de la vaccination des groupes prioritaires, ont également été acheminées par l’UNICEF dans le cadre de l’initiative COVAX.
Le lot de vaccins prévus représente une première dotation visant à vacciner les populations prioritaires. Près de 1 million de doses supplémentaires sont déjà prévues au cours du second trimestre 2021, et d’autres vont suivre tout au long de 2021. Le Sénégal fait partie des premiers pays du monde participant à l’initiative COVAX à recevoir ces lots. Au total, 20% de la population la plus vulnérable bénéficiera de ces vaccins, c’est-à-dire les travailleurs de santé de première ligne, les personnes âgées de plus de 60 ans et les personnes présentant des comorbidités.
COVAX, qui est le pilier vaccins du dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT), est co-dirigé par l'Alliance pour les vaccins (Gavi), l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), avec l’UNICEF comme partenaire clé de mise en œuvre, notamment pour l’achat et la livraison des vaccins.
L’objectif de l’initiative COVAX est de donner à tous les pays du monde, quel que soit leur niveau de revenu, un accès équitable et abordable à des vaccins sûrs et efficaces contre la COVID19. C’est un mécanisme de solidarité international mis en place au profit de 92 pays à faible ou moyen revenu pour lutter ensemble et efficacement contre la pandémie de la COVID-19.
« Les vaccins sauvent des vies. La vaccination des agents de santé de première ligne et des personnes vulnérables permettra un retour progressif à la normale. Cela bénéficiera à toute la population et en particulier aux enfants en favorisant l’accès aux services de santé, d'éducation et de protection. L’UNICEF, ensemble aux côtés de tous les partenaires, travaille sans relâche en soutien au gouvernement pour l'introduction du vaccin COVID-19 et au déploiement de la campagne de vaccination dans le pays. Dans l’esprit de la couverture sanitaire universelle, nous ne devons laisser personne pour compte », a souligné Silvia Danailov, Représentante de l’UNICEF.
L’initiative COVAX prévoit de livrer 2 milliards de doses de vaccin contre la COVID-19 dans 92 pays en 2021 et d’expédier dans une trentaine de pays plus de 14,5 millions de seringues autobloquantes. Même avant la pandémie, l’UNICEF était déjà le plus grand acquéreur de vaccins au monde, achetant chaque année plus de 2 milliards de vaccins destinés à près de la moitié des enfants de moins de cinq ans de la planète.
Au Sénégal, le système des Nations Unies, notamment grâce à l’appui technique de l’OMS et l’UNICEF, s’est mobilisé depuis le début de la pandémie en collaboration avec les autres partenaires et aux côtés du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale pour appuyer la riposte nationale à la COVID-19 et faciliter l’acheminement des vaccins. A ce jour le Sénégal compte plus 34.000 cas positifs à la COVID-19, dont plus 850 morts.
« Le Sénégal fait partie des premiers pays en Afrique à recevoir le vaccin AstraZeneca/Oxford à travers le mécanisme COVAX. Ceci représente un grand espoir face au nombre croissant de nouvelles contaminations et de décès. Nous notons avec satisfaction que la facilité COVAX a réalisé la promesse d’un accès mondial et équitable à un vaccin, qui protègera en particulier les agents de santé et les personnes qui encourent le plus grand risque de contracter la maladie. Ceci constitue l'unique moyen d’atténuer l'impact de la pandémie sur la santé publique et l’économie. » Dr Lucile Imboua, Représentante Résident de l’OMS.
« L’initiative COVAX à laquelle adhère le Sénégal est une nouvelle preuve que c’est uniquement en mutualisant nos efforts que nous viendrons à bout de la pandémie à COVID-19. Nous saluons les efforts de tous les partenaires qui ont rendu l’espoir d’un accès mondial et équitable au vaccin possible. Nous félicitons le Gouvernement du Sénégal et l’ensemble des partenaires pour le formidable travail de minutieuse planification, de logistique et de préparation d’un plan de déploiement national de vaccination, soutenu par la famille des Nations Unies, toujours engagée pour que personne ne soit laissée pour compte. Ensemble soyons prêts à nous faire vacciner pour notre santé et celle de nos proches » a indiqué Siaka Coulibaly, Coordonnateur Résident du système des Nations Unies au Sénégal.
Pour plus information et demande interviews, contacter :
Moussa Diop, UNICEF Sénégal, +221 77 644 33 22, modiop@unicef.org
Dr Aliou Diallo, OMS Sénégal, +221 77 299 17 88, dialloali@who.int
Papa Cheikh Saadbu Sakho Jimbira, +221 77 462 29 28 papa.sakhojimbira@un.org
Evan O’Connell, Gavi, l’Alliance du Vaccin, +33 6 17 57 21 26, eoconnell@gavi.org
Sabrina Sidhu, UNICEF New York, +1 917 4761537, ssidhu@unicef.org Sandra Bisin, UNICEF Dakar, +221 77 819 2300, sbisin@unicef.org
CEPI Press Office, +44 7387 055214, press@cepi.ne
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Communiqué de presse
21 janvier 2021
La reine Máxima achève sa visite virtuelle au Sénégal pour promouvoir l'inclusion financière.
Tout au long de la journée, l'avocate spéciale a tenu de nombreuses discussions avec des dirigeants des secteurs public et privé, des partenaires de développement internationaux et des fournisseurs de technologies innovantes. Il a notamment rencontré le président du Sénégal, M. Macky Sall, le gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), M. Tiémoko Meyliet Koné, le ministre des finances et du budget, M. Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de la microfinance et de l'économie solidaire, Mme Zahra Iyane Thiam, et le ministre de l'économie numérique et des télécommunications, M. Yankhoba Diatara.
La reine Máxima a partagé ses idées et a proposé de contribuer aux efforts visant à promouvoir de manière responsable l'accès aux services financiers, ce qui peut aider le monde à atteindre les objectifs de développement durable (SDG) des Nations unies. L'avocate spéciale a souligné que la technologie financière inclusive (fintech) représente une grande opportunité pour améliorer la vie financière des gens, tout en notant qu'il est important de prendre en compte et d'atténuer les risques qui y sont associés.
La reine Máxima, qui s'est déjà rendue au Sénégal en 2011 en sa qualité de représentante des Nations unies, a rencontré le président Sall lors du Forum économique mondial en janvier 2020, et a tenu des réunions virtuelles avec la BCEAO en décembre 2020, a souligné que l'inclusion financière reste une question importante à traiter dans le pays. Selon le dernier Global Findex de la Banque mondiale (2017), seulement 42 % des adultes au Sénégal ont accès à des services financiers formels, soit par le biais d'une institution financière traditionnelle, soit par l'intermédiaire de l'argent mobile. Cela représente une augmentation par rapport au précédent Findex de 2014, où le pourcentage d'adultes au Sénégal ayant un compte financier s'élevait à 15 %.
Malgré cette tendance à la hausse, environ 4,85 millions d'adultes n'ont toujours pas accès aux services financiers au Sénégal. Selon l'UNSGSA, cela limite les possibilités de développement de la population. Et les personnes les plus touchées sont les personnes vivant dans la pauvreté, les femmes, les propriétaires de petites entreprises et les groupes ruraux - tous mal desservis - qui constituent un point focal clé du travail d'inclusion financière de la Reine Máxima avec les Nations unies.
En outre, l'UNSGSA a souligné l'importance des services financiers en raison de la crise COVID-19 pour aider les communautés vulnérables à gérer les chocs, à assurer une nutrition adéquate et à aider les petites entreprises à se maintenir à flot. Les pays disposant d'écosystèmes de services financiers numériques avancés ont pu réagir plus efficacement. Il s'agit notamment de développer les programmes de transferts d'argent liquide d'urgence qui reposent sur des portefeuilles ou des comptes bancaires mobiles, ainsi que de promouvoir les paiements électroniques entre les personnes, les gouvernements et les entreprises, et de favoriser la liquidité des entreprises.
L'avocate spéciale a noté que les principaux obstacles à l'inclusion financière au Sénégal sont le manque de revenus et le coût élevé des services. Cinquante-cinq pour cent des adultes n'ayant pas accès aux services financiers déclarent que leurs revenus sont insuffisants par rapport au coût de la vie. En outre, 27 % des personnes estiment que les frais facturés sont prohibitifs, tandis que 19 % déclarent que les institutions financières sont trop éloignées, selon le Findex 2017.
L'UNSGSA a également déclaré qu'il y a une énorme opportunité - y compris pour le secteur privé - de se concentrer sur l'inclusion financière numérique des femmes au Sénégal, où il y a un écart de huit points entre les sexes, avec 38% des femmes ayant un compte contre 46% des hommes (Findex 2017).
L'Afrique est une priorité pour le travail de l'UNSGSA. Au fil des ans, l'avocate spéciale s'est engagée auprès de nombreux pays du continent pour promouvoir les sujets liés à la finance inclusive, notamment lors d'une visite au Sénégal (2011), ainsi que des visites en Égypte, en Éthiopie, au Kenya, au Liberia, au Mali, au Nigeria, au Rwanda, au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie. L'UNSGSA travaille avec le ministre français des finances, M. Bruno Le Maire, et la coprésidente de la Fondation Bill & Melinda Gates, Mme Melinda Gates, pour faire progresser les services financiers numériques pour les femmes en Afrique. Parallèlement à la 75e Assemblée générale des Nations unies, la reine Máxima a également prononcé un discours lors d'un événement virtuel du partenariat du G7 qui s'est tenu le 23 septembre 2020 sur ce sujet pour soutenir les stratégies de résilience et de relance de COVID-19.
À PROPOS DE L'UNSGSA
Sa Majesté la Reine Máxima des Pays-Bas est l'avocate spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour le financement inclusif du développement (UNSGSA) depuis 2009. En tant qu'avocate spéciale, elle est une voix mondiale de premier plan pour faire progresser l'accès universel et l'utilisation responsable de services financiers abordables, efficaces et sûrs. L'UNSGSA sensibilise, rassemble, encourage les dirigeants et soutient les actions visant à étendre l'inclusion financière au niveau mondial et national, le tout en étroite collaboration avec des partenaires des secteurs public et privé. Un axe important de son travail consiste à mettre en place une technologie responsable pour l'inclusion financière en soutien aux objectifs de développement durable (SDG). Depuis 2011, plus de 1,2 milliard de personnes ont eu accès à des services financiers et ont donc une meilleure chance de transformer leur vie.
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